LES FRAIS D’ÉTABLISSEMENT DES PETITS MÉTIERS A PARIS SOUS LOUIS-PHILIPPE
Lorsqu’un paysan a prélevé, sur le prix de son travail d’une année, ce qu’il doit aux impôts, il ne lui reste que 20 francs au plus à dépenser pendant toute l’année pour se nourrir et se vêtir.Vingt francs, c’est juste la somme nécessaire aux frais d’établissement les plus considérables de chacun des petits commerces, des petites professions qui font vivre presque un huitième de la population de Paris.A Paris, en effet, il est une classe laborieuse d’hommes et de femmes, vieillards, jeunes filles, enfants, dont toute l’existence repose uniquement sur un gain quotidien qui ne s’élève pas toujours à dix sous, et qui atteint rarement trente sous.