Dernière mise à jour de la page : 10/06/2023



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Certains articles, sans liens particuliers avec les autres rubriques de ce site, sont classés dans cette page. Ces articles hétéroclites se rattachant à divers sujets méritent d’être connus. Ils ont attrait soit à la culture générale, soit à la vie courante ou même aux traditions.

Vous pouvez y découvrir, au fil des pages, des textes rares et curieux, des faits divers ou même certaines étrangetés.

« Le rire est une poussière de joie ».

De même dans cette page figureront, de l’humour, des situations, des anecdotes ou des faits divers cocasses survenus au fil des jours. Un baume sur la morosité!




 

 


 

Nouveau patrimoine rural ?

 

Les plaintes contre les bruits et odeurs du monde rural se multiplient. l’affaire du coq Maurice sur l’île d’Oléron est devenu le symbole de la difficulté de cohabitation dans les campagnes entre les ruraux et certains néo-ruraux – retraités, vacanciers ou citadins fuyant les villes -. Dans cette affaire un couple de retraités , anciens agriculteurs (!) avait saisi la justice afin de faire taire le gallinacé. Peine perdue.

D’autres exemples illustrent cette difficile cohabitation : chant des cigales en été, coassement des grenouilles chez son voisin, un habitant installé près de l’église ne supportant plus le bruit des cloches, braiment d’un âne, tintement des cloches des vaches ou même l’odeur du fumier ou d’un poulailler.

Devant ces litiges qui encombraient les tribunaux, les députés ont décidé, sous proposition d’un député de la Lozère, d’adopter une loi à l’unanimité en commission qui codifie la notion de troubles anormaux de voisinage et entend définir et protéger le « patrimoine sensoriel des campagnes françaises ». Bruits et odeurs de campagne ne pourront plus être considérés comme nuisances.

A l’heure du confinement et de l’exode des citadins venus vivre à la campagne, plus personne ne se plaint du chant du coq, des bouses sur les routes ou des odeurs de purin.

 

Condamnation pour circulation à vélocipède sur la voie publique

Oui ou non, le vélocipède a-t-il le droit de circuler sur la voie publique ? Oui, semble répondre le bon sens. Non, répondit le tribunal de police de Paris le 3 avril 1869 à l’issue d’un procès initié par deux agents de villes présents sur le lieu d’une collision sans dommages entre un de ces engins et un fiacre….

La vélocipédie eut dès 1869 les honneurs de la persécution. Dans son numéro du 15 avril 1869, Le Vélocipède illustré rapporte que quelques jours plus tôt, vers neuf heures du soir, un certain Monsieur Pascaud, directeur de la Compagnie générale parisienne, fabricant de vélocipèdes américains — les ateliers de cette Compagnie produisaient alors quotidiennement entre 100 et 200 vélocipèdes —, revenait de ses ateliers de Vaugirard, accompagné de son gérant, Monsieur Delsahut : ils étaient lancés à toute vitesse dans la rue Saint-Antoine, lorsque, au coin de la rue Saint-Paul, un camion déboucha subitement pour traverser la chaussée.

M. Pascaud n’eut que le temps de serrer le frein de son vélocipède qui vint heurter le cheval par le côté, sans lui faire la moindre blessure ; le vélocipède n’avait aucune avarie ; il n’y avait aucun accident à regretter, et déjà le camion repartait, lorsque deux sergents de ville survinrent, quaerens quam devoret (cherchant à manger), qui dressèrent un procès-verbal, malgré l’accord des parties adverses.

Il en résulta une affaire portée devant le tribunal de simple police de Paris. Que le vélocipède ait ou non le droit de circuler sur la voie publique, toujours est-il que le conducteur incriminé se rendit au palais de Justice, et comparut devant Thémis, le déroulé des faits étant rapporté en ces termes par Le Vélocipède illustré : pour se rendre de la rue de Vaugirard à la rue Saint-Gilles, M. Pascaud monte sur son vélocipède. Dans la rue Saint-Antoine, abordage avec un fiacre : ni blessures, ni contusions, mais foule de badauds qui s’amassent, regardent, commentent, jusqu’à ce que la Providence se manifeste sous le frac d’un sergent de ville.

Le digne agent, avec les meilleures intentions du monde, dissipe la foule et, l’un portant l’autre, emmène M. Pascaud et son vélocipède chez le commissaire de police. Là un procès-verbal est dressé, à la suite duquel M. Pascaud s’est vu traduire devant le tribunal de simple police, pour s’entendre condamner à une amende de un franc.

Pourquoi cela ? Parce que, confie à ses lecteurs Le Vélocipède illustré, lecture fut donnée au tribunal d’une note récente de la Préfecture, enjoignant à ses agents d’être très sévères pour tout ce qui a trait aux entraves apportées à la circulation publique, mais également parce qu’on invoqua contre les vélocipèdes certain article 113 d’une ordonnance du 25 juillet 1862, interdisant dans les rues les jeux de palets, de tonneau, de siam, de quilles, de volants, et tous autres susceptibles de gêner la circulation et d’occasionne des accidents.

Le jugement du tribunal était en effet ainsi libellé :

« LE TRIBUNAL :

« Jugeant en dernier ressort à l’égard de Pascaud ;

« Attendu qu’il est suffisamment établi que le 24 février dernier Pascaud a fait usage, à Paris, rue Saint-Antoine, d’un vélocipède ; qu’il s’est ainsi livré sur la voie publique, à Paris, à un jeu susceptible de gêner la circulation et d’occasionner des accidents, contravention prévue par l’article 113 de l’ordonnance de police du 25 juillet 1862, punie par l’article 471, n°15, du Code pénal ;

« Par ces motifs, condamne Pascaud à l’amende de 1 franc et aux dépens, liquidés à 1 fr. 60 ; fixe à trois jours la durée de la contrainte par corps. »

Mais, répliqua Me Métine, avocat du délinquant, c’est à tort que l’on voudrait comparer les vélocipèdes à l’un des jeux mentionnés ci-dessus ; le vélocipède est un moyen de transport — nouveau, c’est vrai, mais aussi naturel qu’un autre, plus hygiénique certainement, et quoi qu’on en dise, moins dangereux. C’est une distraction peut-être, mais au même titre que les promenades à cheval. Et qui songerait à proscrire la promenade à cheval ?

Les vélocipèdes tendent, ajoute-t-on à cette époque, à rendre difficile la circulation dans les rues de Paris. C’est un peu exagéré, avance le chroniqueur du Vélocipède illustré, mais quand cela serait, pour quels motifs m’interdirait-on, à moi, qui ne peux faire les dépenses d’achat et d’entretien d’une voiture, d’un cheval et d’un cocher, l’usage d’un appareil peu coûteux, qui raccourcit les distances et me fait gagner du temps ?… Time is money.

Bref, M. Pascaud paiera ses vingt sous… déplore le journaliste. Non, peut être ! car, décidé à faire résoudre définitivement la question de la circulation des vélocipèdes sur les promenades publiques, il en appelle de la sentence de ses juges, et espère gagner sa cause qui est celle de tous les vélocipédistes.

Cependant, objectera-t-on, si l’on interdit l’exercice du vélocipède à l’intérieur de la capitale, c’est dans l’intérêt surtout de ses adeptes, car ce ne sont pas précisément les voitures de moellons qui ont quelque chose à craindre d’eux. Ce sentiment est bienveillant, mais le souci est extrême. Nous préférons n’être pas autant protégés, et puisqu’on tient à nous réglementer, qu’on daigne nous appliquer simplement les ordonnances sur la police des voitures publiques et particulières. Nous sommes voiture, voyez nos roues, plaide le Vélocipède illustré.

Pour notre part, poursuit le chroniqueur, nous faisons des vœux pour le triomphe de M. Pascaud, vœux d’autant plus sincères qu’ils sont intéressés, car si la jurisprudence inaugurée ces jours derniers venait à prédominer, ce serait la mort, non du vélocipède de luxe, mais du vélocipède utile, qui permet à la jeunesse travailleuse du commerce, de l’industrie, des administrations, de se dégourdir les membres et de se rafraîchir le cerveau, en courant le soir sur les promenades parisiennes, au lieu d’aller s’enfermer dans d’infectes brasseries.

Enfin, conclut-il, la cause engagée est surtout celle de ce vélocipède robuste et peu coûteux que nous espérons bientôt voir mettre à la disposition des employés et des ouvriers, que l’excessive cherté des loyers oblige à gîter loin du centre des affaires, et que ne satisfont nullement les omnibus ventrus et podagres.

 

 

L’apprenti-plombier

Ils ont appelé un apprenti-plombier il y a quelques mois, car ils avaient une fuite dans leur garage. Il est venu la colmater et aujourd’hui, ces gens le rappellent, car un arbre est en train de pousser dans leur garage !

 

Dans une pharmacie…

Dans une pharmacie, un homme taillé comme une armoire à glace est entré pour demander un pansement. Il venait de subir une petite prise de sang. Le pharmacien lui réponds, un peu intimidé, qu’il n’a plus que des modèles pour enfants et que donc, ceux-ci sont imprimés à l’effigie d’animaux ou personnages de BD. Après quelques secondes de réflexion, le gars lui répond avec une toute petite voix « je vais prendre un hérisson svp ».

 

 

Un automobiliste …

 

Un automobiliste en train d’être verbalisé a discrètement crevé les pneus du véhicule des agents avant de s’enfuir. Il a été interpellé en venant récupérer sa voiture à la fourrière.

 

 

Le Loubet

 

Emile Loubet fut président de la République de 1899 à 1906. Tous les marins connaissent son nom, car c’est pendant son septennat que les navires de guerre reçurent l’ordre d’accrocher la photo du président dans le salon du commandant. Lorsque Armand Fallières fut élu, on continua à parler du Loubet et le nom resta aux portraits des présidents successifs.

Après chaque élection, on procède au remplacement du Loubet.D’où l’astuce classique consistant à le faire porter à l’arsenal, avec un bon de demande à réparer. A quoi, non moins classiquement, l’arsenal répond : Loubet irréparable, vous en délivrons un neuf.

Un jour de 1961, le président du carré des officiers subalternes de l’escorteur rapide le Picard colla sur la cloison une photo de son père.

– Puisque le pacha a le sien, dit-il, pourquoi n’aurais-je pas le mien ?

Il faut expliquer que le commandant du Picard était le capitaine de corvette Philippe de Gaulle surnommé Sosthène. A l’époque, le général son père était président de la République et avait donc son portrait à bord.

Philippe de Gaulle, en 1945, alors qu’il se trouvait en wagon-restaurant avec d’autres officiers avait été reconnu par d’autres voyageurs. L’un d’eux ayant même payé d’avance l’addition, ce qui incommoda Philippe de Gaulle. D’où l’idée de chercher un sobriquet évitant ses camarades de l’appeler par son nom. Divers prénoms farfelus furent proposés et le choix se porta sur Sosthène.

 

 

Le pont du diable à Thueyts (Ardèche)

 

Le petit village de Thueyts (Ardèche) blotti au creux des gorges abruptes de l’Ardèche doit beaucoup à cette rivière et à son pont, autour desquels s’est façonnée une légende. Le pont du Diable, pont de pierres au tablier arc-bouté qui surplombe la rivière du haut de ses 17 mètres, est ainsi nommé parce que pour les anciens, cette construction exceptionnelle ne pouvait être que d’origine maléfique.

La saison estivale n’est guère propice à la propagation de cette légende. Mais une fois l’automne et la période des crues revenus, quand la rivière rugit en dévalant les rochers, les gens du village et les randonneurs qui passent à proximité de ce lieu de légende ne peuvent s’empêcher de frissonner…

Il y a bien longtemps de cela, les amours naissantes des jeunes gens de Thueyts ne pouvaient se montrer au ‘grand jour’. Il fallait donc que les jeunes amants se retrouvent dans un petit bois. Hélas, trois fois hélas, le bois le plus feuillu se trouvait de l’autre coté de la rivière, et point de pont pour franchir ce gouffre qui les séparait du bonheur.

La seule solution, parcourir 3 lieues pour rejoindre un pont !!!

Un beau jour, un jeune amoureux se rendit près de la rivière et pesta violemment contre cet immense vide :

 – Pourquoi avoir fait un gouffre en cet endroit ?
– Sommes-nous maudits pour ne pas avoir de pont alors que les autres villages en ont ?
– Ce n’est pas juste !!! dit notre Casanova en tapant du pied le rocher.
Soudain, venu de nulle part, un curieux personnage s’avança sans bruit vers le jeune amoureux dépité :
– Que t’arrive-t-il mon jeune ami souffla mielleusement l’inconnu.
– Rien messire, un instant de regret dit doucement notre amoureux.
– Allons mon jeune ami, comment un beau damoiseau comme vous, fort, intelligent et astucieux, oui comment peut-il regretter quelque chose ?
– ….. .
– Que manque-t-il à ton bonheur, mon merveilleux ami ?
– Rien que vous ne puissiez faire !!!
– Crois-tu cela… J’ai de nombreux amis qui m’aident souvent, et rien ne m’est impossible ! ricana le parfait inconnu.
– Un pont, ici où nous sommes, voilà le besoin impossible cria d’exaspération notre jeune amoureux déçu.
– Ho ho, mais ce n’est que cela !!! rien de plus facile.
Notre amoureux n’était pas stupide comprit bien vite que cet inconnu devrait être un envoyé de Satan :
– Mais que voulez-vous en échange s’enquit notre jeune amoureux.
– Non non, rien, je ne vois pas, j’ai envie de faire plaisir.
– Ha… fit surpris notre intelligent amoureux.
– Je dois partir, mais je reviendrais fit l’inconnu dans un écho d’outre-tombe.

Quelques jours plus tard, les habitants découvrirent un pont enjambant magnifiquement la rivière Ardèche. Vous imaginez bien que nos jeunes amants ont vite fait de tester ce pont.
Mais depuis ce jour, on prétend que parfois, des jeunes gens disparaissent. Certains pensent au Diable. Le curé quant à lui, affirme que Dieu punit ceux qui nourrissent des amours illégitimes.
Les anciens affirment que, les soirs de grand vent, on peut entendre encore aujourd’hui les appels désespérés des damnés mêlés au grondement des eaux.

 

Ah, la SNCF!

Selon le règlement de la SNCF, tout animal de moins de 6 kg transporté dans un sac ou un panier doit lui aussi payer sa place. Pour les animaux plus imposants, « seul » un billet demi-tarif est exigé. Cette règle est remontée à la surface en 2008, lorsqu’une contrôleuse a demandé à un voyageur transportant des escargots de payer un billet de 5,10 € pour les petites bêtes. (Finalement, la compagnie ferroviaire avait remboursé la somme au propriétaire des gastéropodes.)

 

 

Un curé corrompu

Un curé de l’Eure, le père Francis Michel, a été condamné vendredi à 15.000 euros d’amende par le tribunal correctionnel d’Evreux pour avoir détourné plus de 100.000 euros sur l’argent de la quête. D’après les relevés, cet argent a servi à des dépenses assez saugrenues: achat de maroquinerie, de bijoux, de nuitées dans un hôtel à Paris et, bien plus étonnant encore, de piercings et de drogue.

Le père Michel, longtemps curé de Thiberville, en conflit doctrinal depuis plusieurs années avec son évêque, n’était pas présent pour entendre le jugement. Il avait comparu début octobre pour « abus de confiance ». L’association diocésaine, qui s’était portée partie civile, a obtenu un euro symbolique de dommages et intérêts. Le parquet avait requis 5.000 euros d’amende.

Les faits s’étaient produits entre 2006 et 2008. Après une plainte de l’évêché, les enquêteurs avaient retrouvé 116.000 euros sur les 11 comptes bancaires du prêtre qui ne touchait en principe que 900 euros par mois.

Ce curé pratiquant des offices à l’ancienne, sans être véritablement traditionaliste, n’était pas en phase avec son évêque, Mgr Christian Nourrichard, et ne restituait pas au diocèse l’argent que lui versaient les fidèles. Neuf d’entre eux étaient venus témoigner en sa faveur à la barre. Plus précisément, le prêtre ne reversait pas au diocèse l’argent reçu à l’occasion de baptêmes et d’enterrements, comme il était censé le faire. Si le curé avait la réputation de vivre dans le dénuement, portant une soutane pleine de trous, ses relevés bancaires ont néanmoins révélé des dépenses pour des nuits d’hôtel à Paris, pour de la maroquinerie et, plus curieusement, des piercings. Il aurait versé 30.000 euros à un jeune déshérité qu’il héberge chez lui, pour payer un permis de conduire que le garçon n’a jamais passé.
« Je reconnais que je me suis fait rouler dans ma vie », avait expliqué à l’audience le père Michel. « Une fois, un chèque a même servi à acheter de la drogue », avait-il confessé.

 

Remarques de profs

 

Trouvé sur des bulletins, écrit par des profs motivant leurs élèves….

  • “Attentif en classe… au vol des mouches.”
  • “A touché le fond mais creuse encore…”
  • “En nette progression vers le zéro absolu !”
  • “A les prétentions d’un cheval de course et les résultats d’un âne”
  • “Participe beaucoup… à la bonne ambiance de la classe.”
  • “Se retourne parfois… pour regarder le tableau.”
  • “Ensemble bien terne, élève peu lumineux”.
  • Juste en dessous, par un autre prof : “Élève brillant… par son absence”
  • “Dors en cours, sur le clavier ou le tapis de souris, selon l’urgence.”
  • “Un peu plus loin : “Ne se réveille que pour boire son café à l’intercours”.
  • “Des progrès mais toujours nul.”
  • “L’apathie a un visage.”
  • “Sèche parfois le café pour venir en cours.”
  • “Un vrai touriste aurait au moins pris des photos.”
  • “En forme pour les vacances.”
  • “Tout comme son acolyte William, plonge inexorablement dans les profondeurs de la nullité.”
  • “Fait preuve d’un absentéisme zélé.”
  • “Fait des efforts désespérés… pour se rapprocher de la fenêtre.”
  • “Hiberne probablement.”
  • “Printemps arrivé, toujours pas réveillé.”
  • “Elle mâche… Elle parle… Elle mâche… Elle parle…”

 

 

La mamie hystérique

 

Un homme, frappé par une mamie lors d’une partie de loto, finit à l’hôpital

Alors que les villageois jouaient tranquillement, une participante a commencé à frapper les tables avec sa canne, provoquant une bagarre.

Une partie de loto plutôt mouvementée. Tout se passait bien dans la salle communale de Montagnac (Hérault), jeudi 15 décembre, jusqu’à l’arrivée très remarquée d’une octogénaire qui s’est mise à taper sur les tables avec sa canne. La séance de jeu hebdomadaire a alors rapidement dégénéré en bagarre.

« Une violence comme celle-là, à la sortie d’une boîte, j’aurais peut-être compris. Mais là, en plein loto, c’est hallucinant », confie une villageoise présente dans la salle. « J’ai cru qu’elle allait taper sur la tête de mon beau-père qui est malade », poursuit-elle. Pour tenter de calmer la grand-mère, le mari de la villageoise décide de s’interposer. Mais tout se corse.

« Pour lui faire lâcher sa canne, je l’ai prise par le revers de son blouson. Au moment où elle a commencé à lâcher la canne d’une main, j’ai senti le pommeau de canne sur mon bras droit. J’ai senti comme de l’électricité. Elle a réussi à donner une claque à ma compagne, par réflexe je lui ai donné une gifle… » rapporte son compagnon.

Selon les plaignants, ce dernier a été blessé au bras et souffre d’une rupture du biceps. Il va devoir être plâtré et suivre une rééducation. La scène a surtout plongé le village dans le désarroi. Le maire n’a pas souhaité réagir. « Ça fait 50 ans que [la vieille dame] terrorise tout le monde », affirme encore la villageoise.

 

 

Lois françaises !

 

Une cinquantaine de lois françaises adoptées entre 1819 et 1940 vont être abrogées. En France comme à l’étranger, il existe en effet quantité de « fossiles législatifs ». Des textes obsolètes ou anachroniques, qui paraissent très étonnants aujourd’hui !

Parmi les lois les plus insolites encore en vigueur en France, nous avons ces quelques incongruités :

  • Tous les citoyens se doivent d’avoir chez eux une botte de foin, juste au cas où le roi passerait avec son cheval
  • Il est interdit de s’embrasser sur les rails d’un train
  • Le propriétaire d’un bien immobilier l’est également du « dessus et du dessous », c’est-à-dire qu’il possède légalement l’espace aérien de son bien ainsi que l’espace souterrain
  • De 8 heures à 20 heures, les radios françaises sont dans l’obligation de passer sur leurs ondes 70% de musique exclusivement française
  • À Paris, une poubelle est considérée comme une arme mortelle par les autorités locales
  • Aucune boisson alcoolisée n’est officiellement autorisée sur le lieu de travail. Mis à part la bière, le poiré, le cidre et le vin

C’est aussi le cas d’une loi du 15 février 1872, qui prévoit dans son article 3 une mesure originale en cas de dissolution illégale de l’Assemblée nationale : la création d’une Assemblée secrète. Il revient aux Conseils départementaux de désigner chacun deux personnes qui doivent toutes se réunir en secret pour gérer le pays à la place de l’Assemblée. S’il a été question d’abroger cette loi en 2011, le Parlement ne l’a finalement pas supprimée. On ne sait jamais !

On retrouve ces incongruités aussi à l’étranger, où d’anciennes lois sont toujours en vigueur :

Sur les remparts d’York en Angleterre, il peut être dangereux pour un Écossais de se promener avec un arc et des flèches… Une loi datant du Moyen-Âge et jamais abrogée autorise les habitants à le tuer !

Au Royaume-Uni, coller un timbre-poste à l’effigie la reine d’Angleterre la tête en bas est aujourd’hui encore – selon la loi – assimilé à un acte de haute trahison. De même, il reste théoriquement interdit pour les femmes britanniques de manger du chocolat dans les transports en commun. Et pour les hommes de New York de draguer dans la rue : tout contrevenant pris en flagrant délit est passible d’une amende de 25 dollars. En cas de récidive, il peut être forcé à porter des œillères !

 

 

Parti sans son bras

 

Un avocat défendait un homme accusé de vol à l’étalage. Une idée le mena à essayer une défense intéressante: « Mon client a innocemment introduit son bras par la fenêtre et le ressortit avec quelques bijoux. M. le juge, c’est son bras et non lui que l’on doit punir. »

Le juge, souriant, lui répondit : « Eh bien Maître, suivant votre façon de penser, je condamne le bras de l’accusé à une peine d’emprisonnement d’un an. Il peut accompagner son bras en prison ou pas. À lui de choisir. »

Devant ces mots, l’avocat, souriant, s’approche de son client. Il l’aide à décrocher son bras artificiel, le laisse sur la table et quitte le tribunal avec son client.

 

 

Dixit Sacha Guitry

 

« Le mariage c’est résoudre à deux les problèmes qu’on n’aurait pas eus tout seul. », Sacha Guitry

« Pour les habits, rien ne vaut les neufs; pour les amis, rien ne vaut les vieux »

 

 

Souvenez-vous!

 

 

 

 

 

L’Entreprise

 

Il était une fois, une fourmi heureuse et productive qui tous les jours arrivait de bonne heure à son travail.

Elle passait toute sa journée à travailler dans la joie et la bonne humeur, poussant même la chansonnette. Elle était heureuse de travailler et son rendement était excellent, mais malheur, elle n’était pas pilotée par un manager.

Le Frelon, PDG de l’entreprise, considérant qu’il n’était pas possible que la situation puisse perdurer, créa un poste de manager pour lequel il recruta une Coccinelle avec beaucoup d’expérience. La première préoccupation de la Coccinelle fut d’organiser des horaires d’entrée et de sortie de la fourmi.Elle créa également un système de compte-rendu et de fiches de navettes. Très vite il fallut engager une secrétaire pour l’aider à préparer les dossiers et le reporting, si bien qu’elle recruta une Araignée qui mit sur pied un système de classement et qui fut chargée de répondre au téléphone.

Pendant ce temps-là, la fourmi heureuse et productive continuait de travailler, travailler, travailler. Le Frelon, PDG de l’entreprise , était ravi de recevoir les rapports de la Coccinelle, si bien qu’il lui demanda des études comparatives et graphiques, indicateurs et analyse de tendance. Il fallut donc embaucher un Cafard pour assister le manager et il fallut acheter un nouvel ordinateur avec une imprimante.

Assez vite, la fourmi heureuse et productive commença à baisser de rythme et à se plaindre de toute la paperasserie qui lui dorénavant imposée. Le Frelon, PDG de l’entreprise, considéra qu’il était temps de prendre des mesures. Il créa donc le poste de chef de service pour superviser la Fourmi heureuse et productive.

Le poste fut pourvu par une Cigale qui changea tout le mobilier de son bureau et qui demanda un nouveau fauteuil ergonomique ainsi qu’un nouvel ordinateur avec écran plat. Seulement, avec plusieurs ordinateurs, il fallut aussi installer un serveur réseau. Le nouveau chef de service ressenti rapidement de recruter un adjoint (qui était son assistant dans son ancienne entreprise)afin de préparer un plan stratégique de pilotage ainsi que le budget de son nouveau service. Pendant ce temps-là, la Fourmi était de moins en moins heureuse et de moins en moins productive.

« Il va nous falloir bientôt commander une étude sur le climat social » dit la Cigale. Mais un jour, le Frelon, PDG de l’entreprise, en examinant les chiffres, se rendit compte que le service dans lequel la Fourmi heureuse et productive travaille n’était plus aussi rentable qu’avant. Il eut donc recours au service d’un prestigieux consultant, Mr Hibou, afin qu’il fasse un diagnostic et qu’il apporte des solutions.

Le Hibou fit une mission de trois mois dans l’entreprise à l’issue de laquelle il rendit son rapport : « il y a trop de personnel dans ce service ».

Le Frelon, PDG de l’entreprise, suivit ses recommandations et … licencia la Fourmi !

Moralité :

Ne t’avise jamais d’être une Fourmi heureuse et productive. Il vaut mieux être incompétent et ne servir à rien. Les incompétents n’ont pas besoin de superviseur, à quoi cela servirait puisque tout le monde le sait ! Si malgré tout, tu es productif, ne montre pas que tu es heureux au travail, on ne te le pardonnerait pas.

Si tu t’obstines à être une Fourmi heureuse et productive, monte ta propre entreprise. Au moins, tu n’auras pas à faire vivre les Frelon, Coccinelle, Araignée, Cigale, Hibou et autre Cafard

Lamentablement, tout ceci est basé sur des études scientifiques universitaires qui démontrent que la majorité des êtres humains tendent à devenir des parasites.

 

 

La création

 

Le premier jour Dieu créa la vache ;

Dieu dit :

– Tu iras au champ avec le fermier toute la journée, tu souffriras sous le soleil, tu auras des veaux et tu donneras du lait pour soutenir le fermier. Tu auras une vie de labeur. Pour ce je t’offre une durée de vie de 60 ans.

La vache réponds alors :

-Houla, c’est une vie pénible! Pour 60 ans en plus! C’est d’accord pour 20 ans mais je te rends les 40 autres. Et Dieu accepta.

Le deuxième jour, Dieu créa le chien. Dieu dit :

– Tu resteras assis toute la journée devant la porte de la maison et tu grogneras et tu aboieras sur quiconque qui passera devant. Pour tout cela je t’offre une durée de vie de 20 ans.

Le chien réponds alors :

– Houla, c’est une vie pas terrible ! Passer sa vie à aboyer et à grogner ! Pour 20 ans en plus ! C’est d’accord pour 10 ans mais je te rends les 10 autres années.

Un peu dépité, Dieu accepta.

Le troisième jour, Dieu créa le singe. Dieu Dit :

– Tu amuseras les gens, tu feras des tours savants, tu feras rire toute ta vie. Je t’offre une durée de vie de 20 ans.

Le singe :

-Comment ? Faire des singeries pendant 20 ans ? C’est trop difficile ! Le chien t’a rendu 10 ans, non ? Ben je fais de même, d’accord ?

Un peu lassé Dieu accepta une nouvelle fois.

Le quatrième jour Dieu Créa l’homme. Dieu lui dit :

– Tu mangeras, tu dormiras, tu joueras, tu baiseras, tu passeras ta vie à t’amuser. Je t’offre 20 ans !L’homme réponds alors :

-Quoi ? Seulement 20 années ? Vous plaisantez ? Ecoutez, je prends les 20 ans, les 40 ans que la vache a rendus, les 10 du chien et les 10 du singe. Ça fait 80, ça marche ?

Dieu :

-D’accord! Marché conclu !

C’est ainsi que pendant les 20 premières années de notre vie nous mangeons, dormons, jouons, baisons, nous nous amusons et ne faisons rien ; pendant les 40 années suivantes nous travaillons comme un forçat au soleil pour entretenir notre famille, pendant les 10 années suivantes nous faisons des singeries pour distraire nos petits-enfants et pendant les 10 dernières années nous sommes assis devant la maison à aboyer sur tout le monde !

 

 

En attendant l’autobus…

 

Une dame a acheté une armoire chez Ikea et a décidé de la monter toute seule, sans attendre son mari. Elle regarde bien le plan et se met à l’ouvrage. Voilà, c’est fait. Mais en bas, dans la rue, un autobus passe. Le sol vibre, et l’armoire se met à trembler, et la voilà par terre. La dame ne s’avoue pas vaincue. Elle reprend le montage, en suivant bien les étapes une après l’autre, elle ajoute même un point de colle ici et là… Voilà, c’est terminé. Mais l’autobus qui fait la navette est revenu, et de nouveau le sol vibre, l’armoire tremble, tremble et plaf, elle s’effondre. Exténuée elle appelle le service après-vente Ikea. On lui envoie aussitôt un technicien. En arrivant, celui-ci dépose sa sacoche, laisse son mégot dans le cendrier et déclare :

– Bien, voyons ça, je vais refaire le montage et nous verrons ce qui se passe. Il assemble normalement et, en un quart d’heure, l’affaire est réglée.

– Hé bien, elle est très bien cette armoire, où est le problème ?

– Attendez un peu que le bus passe, et vous verrez… Le bus passe effectivement, et le sol vibre, l’armoire tremble, et l’armoire tombe en miettes.

– J’aurai le dernier mot ! dit le technicien, et il recommence le montage, mais avec de la colle super forte, des vis supplémentaires, de grands coups de marteau… Et le bus qui continue son service passe dans la rue, et le sol vibre, l’armoire tremble, tremble, tremble et vlan, elle se retrouve en mille morceaux. Le technicien se fâche :

– Putain de merde ! J’en aurai le cœur net. Je vais tout remonter normalement, et je vais me mettre à l’intérieur pour voir ce qui se passe quand ça vibre.

Et c’est à ce moment là que le mari de la dame rentre du travail. Il voit la sacoche, le mégot, et demande à sa femme :

– Tu me trompes, j’en suis sûr maintenant. À qui est cette sacoche ? et ce cigare ? Tiens, et cette armoire, c’est nouveau ! Ton amant est là-dedans, je le sais !.

Et il ouvre l’armoire.

– Alors, qu’est-ce que vous foutez là, vous ?

– Ben, vous n’allez pas me croire, mais j’attends l’autobus…

 

 

Un passe-port comme un autre !

(texte en ancien français)

Passe-port pour l’autre monde, delivré par les jesuites pour
la somme de deux cent mille florins, le 29 mars 1650
.

Nous soussignés, protestons et promettons, en foi de prestres et de vrais religieux, au nom de notre Compagnie, à cet effet dûment authorises, qu’elle prend maistre Hippolyte Braem, licentié en droit, sous sa protection, et promet de le defendre contre toutes les puissances infernales qui pourroient attenter sur sa personne, son âme, ses biens et moyens, que nous conjurons et conjurerons pour cet effet, employant en ce cas l’authorité et credit du serenissime Prince, nostre fondateur, pour être ledit sieur Braem par lui presenté au bienheureux chef des apôtres avec autant de fidelité et d’exactitude comme notre dite Compagnie lui est extremement obligée ; en foi de quoi nous avons signé ceci et apposé le cachet secret de la Compagnie.

Donné à Gand, ce 29 mai 1650.

Signé : François de Seclin, recteur de la Compagnie de Jesus.

François de Surhon, prêtre et religieux de la Compagnie de Jesus.

Petit-de-Poye, prêtre et religieux de la Compagnie de Jesus.

 

 


La galette des Rois en 1740

(texte en ancien français)

 

Arrest de la Cour du Parlement qui fait deffenses à tous patissiers et boulengers de fabriquer ni vendre, à l’occasion de la fête des rois, aucuns gâteaux, de quelque nature qu’ils soient.

Du 31 decembre 1740[1].

EXTRAIT DES REGISTRES DU PARLEMENT.

Veu par la cour la requête à elle presentée par le procureur general du roy, contenant que, dans le moment où la crue des rivières a causé de l’interruption dans la navigation et dans le travail des moulins, il auroit cru devoir porter ses vues sur tout ce qui pouvoit causer une consommation superflue des farines au prejudice de la subsistance necessaire ; que l’objet des pâtisseries avoit excité d’abord son attention. Quoiqu’il y ait des exemples que dans des temps de cherté on en ait defendu l’usage, il n’avoit pas cru que l’etat present de cette ville dût exiger de pareilles defenses, mais que la proximité du six janvier prochain l’avoit engagé de se faire rendre compte de la quantité de farines qui se consommoit ordinairement dans les jours qui le precèdent et qui le suivent ; qu’il auroit eté surpris d’apprendre que cela montoit souvent, en huit ou quinze jours de temps, à cent muids pour le seul objet des gâteaux qui se fabriquent, soit pour vendre ou pour en faire des presens ; qu’il avoit jugé que la cour trouveroit cet employ de farines si inutile et si superflu à tous egards, qu’il avoit cru devoir, sans toucher aux pâtisseries d’une autre nature que celle des gâteaux, devoir lui proposer de faire des defenses bien expresses de fabriquer de cette dernière sorte de pâtisserie à l’occasion de la fête des Rois ou autrement, à commencer du jour de la publication de l’arrêt qui interviendroit jusqu’au quinze janvier prochain, sous des peines très sevères. À ces causes, requeroit le procureur general du roy qu’il plût à la Cour faire inhibitions et defenses à tous pâtissiers, boulangers et autres, de fabriquer, vendre, debiter, à l’occasion de la fête des Rois ou autrement, aucuns gâteaux, de quelque nature qu’ils soient, à compter du jour de la publication de l’arrêt qui interviendroit jusqu’au quinze janvier prochain, sous peine de cinq cens livres d’amende ; qu’il soit enjoint au lieutenant general de police et aux commissaires au Châtelet, de tenir la main à l’execution dudit arrêt, et de donner avis à la cour des contraventions. Ladite requête signée du procureur general du roy. Ouï le rapport de maître Elie Bochart, conseiller. Tout considéré,

La cour fait inhibitions et defenses à tous patissiers, boulangers et autres, de fabriquer, vendre, debiter, à l’occasion de la fête des Rois ou autrement, aucuns gâteaux, de quelque nature qu’ils soient, à compter du jour de la publication du present arrêt, jusqu’au quinze janvier prochain, sous peine de cinq cens livres d’amende. Enjoint au lieutenant general de police et aux commissaires au Châtelet de tenir la main à l’execution du present arrêt, et de donner avis à la cour des contraventions. Fait en Parlement, le trente-unième jour de décembre mil sept cent quarante.

Signé, DUFRANC.

1 – L’année 1740 avoit été une année de grande disette. Malheureusement, pour y porter remède, on n’avoit guère trouvé que des moyens d’une efficacité aussi douteuse que celui qui donna lieu à cet arrêt singulier. Le 20 mai l’on étoit déjà à bout d’expédients effectifs. Le Parlement, ne sachant où se prendre, avoit rendu arrêt pour faire découvrir la châsse de Sainte-Geneviève, en même temps que l’archevêque donnoit un mandement pour organiser des processions et des prières publiques.

 


La Symphonie Inachevée

 

Un président de société reçoit en cadeau un billet d’entrée pour une représentation de la Symphonie Inachevée de Schubert donnée dans le cadre du festival de musique de la bourgade où se trouve la principale usine du groupe. N’ayant pas envie d’aller en province, et aucun membre de la direction ne souhaitant s’y rendre, il se souvient que le chef du service organisation effectue une mission dans l’usine toute cette semaine là. Il lui demande de l’y représenter. Le lundi suivant, le président reçoit le rapport suivant:

Monsieur le Président,

J’ai observé avec attention le travail de l’orchestre exécutant la symphonie inachevée comme vous m y aviez convié. Voici les remarques que je pourrais vous faire.

Pendant des intervalles considérables, les quatre joueurs de hautbois sont restés sans rien faire. On devrait réduire leur nombre et de répartir leur travail sur l’ensemble de la symphonie, de manière à éliminer les périodes de pointe.

Les douze violons étaient à l’unisson, ils jouaient tous les mêmes notes au même moment. Cette duplication est dispendieuse et parfaitement inutile. Il serait bon de réduire drastiquement l’effectif de cette section de l’orchestre. Si un volume sonore est réellement nécessaire, il sera plus économique de l’obtenir par le biais d’un amplificateur électronique, disponible aujourd’hui à des prix très raisonnables.

Le coefficient d’utilisation du triangle est extrêmement faible. On a intérêt à utiliser plus longuement cet instrument, et même à en prévoir plusieurs, son prix d’achat étant bas, l’investissement serait très rentable.

L’orchestre consacre un effort considérable à la production de demi croches. N’y a-t-il pas là un raffinement perfectionniste ? Je recommande d’arrondir toutes ces notes à la croche la plus proche. En procédant de la sorte, il devrait être possible d’utiliser des personnels moins qualifiés, donc moins onéreux, voire des stagiaires.

Certains passages musicaux donnent lieu à des répétitions abusives. Est-il utile de faire répéter par les cors le passage déjà exécuté par les cordes ? Si tous les passages redondants de ce type étaient éliminés, j’estime qu’il serait possible de réduire la durée totale du concert de deux heures à vingt minutes. Notons incidemment que cela permettrait de supprimer l’entracte qui s’avère onéreux compte tenu de l’éclairage de la salle et du foyer.

Remarquons par ailleurs que dans bien des cas les musiciens utilisent une main uniquement pour tenir leur instrument. Ne pourrait-on introduire un dispositif de fixation mécanique articulé pour ce faire ? Cela libérerait les mains qui pourraient alors être occupées à autre chose. De même il semble anormal de demander aux instruments à vent des efforts par moment excessifs. Ne serait-il pas plus simple de doter l’orchestre d’un compresseur qui distribuerait l’air, sous pression adéquate, aux instruments concernés ?

Dernier point, l’obsolescence des équipements mérite d’être examinée de près. Le programme du concert précisait que le premier violon utilisait un instrument vieux de plusieurs siècles. En appliquant des échéanciers d’amortissement raisonnables, la valeur de cet instrument doit être quasi nulle aujourd’hui. Ne faudrait-il pas investir dans des équipements plus modernes donc plus efficaces ?

Nous pouvons conclure, Monsieur le Président, que si Schubert avait prêté attention à ces remarques, il aurait probablement été en mesure d’achever sa symphonie.

 


La crise de vocation

 

En ce jour, Monseigneur l’Evêque Batiffol ayant réuni ses prêtres et abbés pour leur annoncer que la crise des vocations n’épargne pas le diocèse. « Cette nouvelle suscite évidemment des inquiétudes », a reconnu Monseigneur. Les principaux symptômes de cette crise du clergé séculier sont les difficultés croissantes à recruter des candidats à la prêtrise d’une part, les vagues importantes de défections d’autre part. Le premier point est bien connu : la « crise des vocations » est un serpent de mer pour l’épiscopat français qui, depuis le XIXe siècle n’a cessé de s’en inquiéter.

Parmi l’assistance nous avons pu remarquer :

l’abbé Cane, grand organisateur de courses cyclistes devant l’Éternel

l’abbé Beth qui monte les cotes à reculons sous prétexte de faire croire qu’il descend

l’abbé Tise dont la naïveté est légendaire dans sa paroisse ne compris rien

l’abbé Gudde toujours assoiffé

L’abbé Nédictine appréciant « l’élixir de santé » et prétextant qu’une liqueur fabriquée par les moines ne peut faire de mal

L’abbé Quille perdit l’équilibre et fut soutenu par le Père Iscope

Le Père Manganate et le Père Itoine, tous les deux pratiquant des soins.

Le père Sonnage qui est aussi sonneur de cloches

L’abbé Thoven très sourd mais féru de musique

Chacun fut appelé à l’abbaye par les célèbres cloches du Père Sonnage.

Le Père Oquet qui répétait sans cesse au Père Choir les phrases de l’évêque

Le Père Cepteur chargé des dons pour les bonnes œuvres

L’abbé Taillière parfois chargé du transport des meubles du diocèse.

Le Pére Missionnaire revenant récemment de nos colonies où il prodiguait une instruction appropriée

Le Père Venche et l’abbé Gonia tous deux jardiniers au monastère

L’abbé Tonnière fervent bâtisseur

L’’abbé Nédiction agité d’un tremblement de la main droite

L’abbé Vue myope comme une taupe

L’abbé Déphil possesseur d’une incroyable collection de bandes dessinées

L’abbé Heille bourdonnant en lisant son bréviaire

L’abbé Douin ayant explorer le désert à dos de chameau

L’abbé Rey inséparable de son couvre-chef

L’abbé Ranc qui souvent tenait des propos loufoques

La Mère Cédès, invitée pour l’occasion, se tenait au dernier rang en compagnie du Père Igord

Le Père Lachèze a fourni le mobilier pour les participants fatigués.

Le Père Estroïka invité, lui aussi, venant de Russie

Le Père Limpimpin ayant l’habitude de proposer de la poudre pour se soigner à ses ouailles à la moindre occasion

Le Père Siffleur servant d’arbitre lors des matches de foot locaux mais aussi prompts à la médisance

A la issue de cette réunion une collation fut préparée par le Père Sil et l’abbé Chamel secondés par le Père Nod et le Père Collateur qui servirent à boire. Le service était assuré par la Mère Ingues, la Mère d’Houilles et la Mère Luchon.

Que chacun de vous, mes frères, prennent conscience de la gravité de la situation.

 


Une précieuse horloge

 

Vente en viager d’une pendule à seconde et à quantième

Alors que nos vies sont rythmées par des horaires précis, l’horloge est devenue un objet quotidien que l’on ne regarde que pour l’information qu’elle nous donnera, à savoir : suis-je en retard ? Elle a envahi les façades des édifices publics, églises, mairies, gares, mais aussi l’intérieur des maisons particulières.

Pour quelques euros, chacun peut se procurer son horloge. On y insère une pile et l’on soupire lorsque, quelques années plus tard, les aiguilles prennent du retard.

Il n’en allait pas de même à la fin du XVIIIe siècle. Objet de luxe, l’horloge était prisée autant, voire plus, pour le prestige qu’elle apportait à son propriétaire que pour sa capacité à donner l’heure. Seules les classes les plus aisées de la société pouvaient s’en procurer. L’intérêt de connaître l’heure à la seconde près était donc limité quand la majorité de la population vivait au rythme du soleil.

Par ailleurs, pour un maître horloger tel que Joseph Labussière, habitant d’Aurillac, la fascination provoquée par un mécanisme complexe et sans faille entrait également en ligne de compte. Joseph Labussière est en effet propriétaire d’une horloge exceptionnelle. Nous ignorons s’il l’a construite de ses mains ou s’il l’a acquise autrement, mais il s’agit vraisemblablement d’un objet très rare à Aurillac : « une pendule à seconde et à jour marquant le quantième du mois, allant seize jours sans remonter ». La description ne dit pas comment se présente l’horloge. Certaines possédaient plusieurs cadrans avec chacun une aiguille. Il semblerait plutôt que la pendule décrite ici n’ait qu’un unique cadran doté de quatre aiguilles. En plus des heures, des minutes et des secondes, la dernière aiguille désigne le jour du mois, le quantième étant indiqué sur un cercle inférieur ou supérieur à celui des heures. Ce mécanisme est assez récent puisque ce n’est qu’en 1686 que Christian Huyghens ajoute au centre du cadran, en plus de l’aiguille des heures, celle des minutes. Avec une autonomie de seize jours, le remontage est l’occasion de réajuster le quantième lors des mois pairs.

En cette année 1783, sans doute Joseph Labussière a-t-il besoin d’argent. Il va alors trouver un moyen de se constituer un revenu : vendre sa magnifique horloge… en viager. L’heureux acheteur se nomme Jean-Pierre Lespinats de Boussac, seigneur de Boussac à Saint-Simon, officier du cinquième régiment des chasseurs. Bien que la vente passée devant notaire le 7 novembre soit « pure, simple et à jamais irrévocable », l’acheteur accorde à l’actuel propriétaire la jouissance de la pendule contre bons soins pendant sa vie entière. L’horloge n’est pas neuve car il est précisé que, bien qu’elle soit en bon état, le cadran est manquant. L’artisan s’engage à le réparer avant son décès.

L’horloge est estimée à la somme de 300 livres (prix équivalent à deux bœufs), payables par tranche de trente livres à chaque fête de Pâques jusqu’au décès de Joseph Labussière, que celui-ci intervienne dans un délai inférieur ou supérieur à dix ans. Comme pour tout viager, l’acheteur prend donc le risque de payer l’objet de ses désirs extrêmement cher si la vie de l’horloger devait se prolonger. Toutefois, Jean-Pierre Lespinats semble avide de posséder cette pendule car il fait introduire une clause particulière dans le contrat : « en cas que ledit sieur Labussière vint à être dangereusement malade », l’acheteur pourra se saisir de l’horloge et ne la restituera que lors de la convalescence de l’horloger !

Voilà un contrat intéressant pour les finances de Labussière, mais face à une telle convoitise, a-t-il vraiment dormi sur ses deux oreilles suite à cette vente ?

 

 

Le vaisseau fantôme

 

 

En 1981, un professeur de musique se préparait à raconter à ses élèves (de 7 à 12 ans) l’histoire du Vaisseau fantôme , puis à leur faire entendre l’ouverture de l’opéra que Wagner écrivit depuis la légende du Hollandais-Volant. Soudain prit d’un scrupule, il demanda :

– Qu’est ce qu’un vaisseau ?

La réponse vint tout de suite :

une soucoupe volante

D’autres élèves proposèrent engin spatial, fusée et même intersidéral. Le seul qui parla de bateau souleva les rires de la classe.

La semaine suivante, le professeur demanda de résumer en 10 lignes maximum l’histoire du Vaisseau fantôme. Voici ce que cela donna :

(orthographe d’origine des réponses maintenue)

– Dans le temps les bateaux s’appelaient des vaisseau

– C’était un vaisseau fantôme qui ressemblait à un bateau

– Le capitaine voulait absolument passait par un coin où il avait plus de chance de couler avec son équipage. Il arriva ce qui devait arriver, il coula.

– Mais le diable eut pitié du capitaine, car il avait injurié tout le monde.Alors le capitaine devint fantôme

– Il s’arrete tout les sept an pour voir s’il ne trouve pas d’épouse, et une ané il trouve… La filette se jette dan ses bras et comme s’était un fphtome elle tombé à l’eau et elle et morte.

Alors que selon une autre élève, la fille se jeta dans l’eau bouillante. Pour une troisième, que le vaisseau fantôme et son conducteur puisse passer le mur du son.

Lors de sa création à Bruxelles en 1872, le Vaisseau fantôme de Wagner fut un échec alors que l’histoire du Voltigeur hollandais était un des succès des conteurs du gaillard d’avant.

 

 

Humour anglais

 

Il y a quelques années (1960), le Ministère de la Guerre britannique s ‘aperçut qu’un lieutenant aurait dû être nommé capitaine depuis 1945. On décida donc de réparer l’erreur en lui donnant le grade auquel il avait droit et en lui accordant un rappel de solde. Or la dactylo qui tapa la lettre, annonçant cette bonne nouvelle au lieutenant, écrivit 1045 au lieu de 1945. L’officier réalisa bien entendu l’erreur, mais décida de s’amuser et après une heure de calcul, écrivit pour réclamer un rappel de solde de 47997 livres.

La lettre dut tomber entre les mains d’un humoriste puisque voici la réponse que reçut l’officier :

« Votre demande a été trouvée parfaitement justifiée. Nous vous créditons en conséquence de la somme de 17997 livres. Il résulte d’autre part, de votre lettre que vous êtes le dernier survivant de la bataille d’Hastings, au cours de laquelle 24000 chevaux valant chacun deux livres, furent perdus par négligence. Aux termes de la loi, la responsabilité de cette perte vous incombe.Nous vous signalons donc que vous restez notre débiteur pour la somme de trois livres que vous voudrez bien nous faire parvenir dans les délais les plus brefs. »

 

 

Attendu que …

 

Les tribunaux peuvent nous fournir l’occasion de découvrir quelques joyeux « attendus » tel que :

«  Attendu que la femme S… mendiait en simulant l’absence totale de la jambe droite.Attendu que poursuivie par les gendarmes, sa jambe droite s’est réveillée et s’est mise à courir … »

_ _ _ _ _ _

«  Attendu que la dame L… de plaint d’avoir été traitée de « fumier », ‘pedzouille », « gibier de trottoir », et autres épithètes ;

« Attendu que la partie adverse et les témoins ont démontré que c’est pour rire et non pour la blesser que pareils propos ont été tenus ;

« Qu’il y a lieu de d’observer que nous sommes à Belleville où les rapports mondains sont moins stricts que dans les 8e et 16e arrondissements de Paris ;

«  Que, dans Belleville, on emploie souvent des termes violents dont on ne connaît pas la portée et cela pour faire rire autour de soi ;

«  Que la plupart des hommes politiques sont journellement abreuvés d’injures auxquelles ils ne prêtent pas attention ;

«  Que la dame L… doit en faire autant ;

«  Pour ces motifs, la déboutons purement et simplement de sa demande et la condamnons aux frais. »

_ _ _ _ _ _

«  Attendu que cette réponse eut le don d’exaspérer la dame V…. qui saisit une trottinette d’enfant et en portant un coup au crâne de la dame G … ;

«  Que la trottinette, pour être un jouet d’enfant, n’en est pas moins une arme dangereuse ;

« Que cette trottinette, à nous présentée, nous est apparue comme une arme de combat, aussi dangereuse qu’un fer à repasser, un coup de pied de soulier ferré, un pot quelconque en terre cuite ou en fer, une vasque, une table ou une presse à copier ….

_ _ _ _ _ _

«  Attendu que, notamment, ainsi qu’il résulte de l’enquête, lorsque l’on fait subir une pression à la fesse gauche, celle-ci est douloureusement meurtrie et proteste … »

_ _ _ _ _ _

«  Attendu que la femme B… a été violemment insultée par le concierge de l’immeuble dans lequel elle habite ;

« Que la fille de la concierge , la femme A…, a saisi un balai et a frappé la dame B… ;

«  Que le balai est mis à la disposition du concierge par le propriétaire pour nettoyer la maison et non pour en frapper les locataires ;

«  Que le fait, par la fille de la concierge, de s’emparer de ce balai est un abus de pouvoir ;

«  Qu’il y a lieu en pareil cas de se montrer particulièrement sévère et de tenter d’éviter le retour de pareils faits qui pourraient être nuisibles à l’ordre public … »

_ _ _ _ _ _

« Attendu que la dame D… a été violemment frappée par la dame M… ;

«  Que cette dernière a employé des raffinements de cruauté, la piquant avec une épingle et lui lançant des coups de talons Louis XV dans les deux fesses simultanément ;

« Que ces deux fesses sont au dire du certificat qui sera versé aux débats, semblables à une pièce abondamment truffées ;

«  Que des témoins ont été appelés à constater que la victime est demeurée quatre jours sans pouvoir s’asseoir et que, pendant quatre nuits, elle dut dormir à plat ventre ;

«  Que quoique les deux antagonistes appartiennent à la bourgeoisie , elles ont été à même de constater que les principes de politesse sont un vain mot … »

 

 

Congé de maladie

 

Déclaration d’accident d’un assuré social malchanceux

«  Quand je suis arrivé au bâtiment, j’ai découvert que l’orage avait fait tomber quelques briques du toit. J’ai donc installé une poutre et une poulie et j’ai hissé deux caisses de briques sur le toit. La réparation terminée, il restait une quantité de briques. J’ai hissé à nouveau la caisse et j’ai fixé la corde en bas ; je suis remonté et j’ai rempli la caisse avec les briques e trop. Puis je suis descendu et j’ai détaché la corde. Malheureusement la caisse de briques était plus lourde que moi et, avant que je comprenne ce qui m’arrivait, elle a commencé à descendre, me soulevant en l’air d’un seul coup. J’ai décidé de m’agripper et, à mi-hauteur, j’ai rencontré la caisse qui descendait et j’en ai reçu un sérieux coup à l’épaule . Alors j’ai continué jusqu’en haut , me cognant la tête contre la poutre et m’écrasant les doigts sur la poulie. Lorsque la caisse a cogné le sol, le fond à laché et les briques se sont répandues par terre. J’étais alors plus lourd que la caisse et je suis reparti vers le bas à grand vitesse. A mi-hauteur, j’ai rencontré la caisse qui remontait et j’en ai reçu de sérieuses blessures à la jambe. Quand j’ai atteint le sol je suis tombé sur les briques dont les arêtes m’ont infligé plusieurs douloureuses coupures. A ce moment j’ai du perdre ma présence d’esprit, car j’ai lâché la corde. Alors la caisse est redescendue, me donnant un violent coup sur la tête et m’envoyant à l’hôpital.

Pour cette raison, je demande respectueusement un congé de maladie … »

 

 

C’est la faute à mon cheval !

 

La défense à la Pagnol d’un garçon meunier accusé de vol en 1842

Jean François Tasseaux, garçon meunier à Rivière (62), est accusé de vol en 1842.
Il présente sa défense avec une verve désopilante.

 » Oh ! Quand vous m’aurez entendu, vous ne pourrez plus me noircir du fait qui m’est imputé.

Remarquez en passant que je ne me sert pas du mot « vol » ; c’est à dessein ; car il n’y a pas de vol dans mon cas : vous allez voir, ayez la complaisance de saisir le fil de mon discours.

Je menais une voiture, à cette voiture était attelé un cheval, cheval têtu comme un âne et qui m’a joué plusieurs tours de son métier. Mais au jour d’aujourd’hui, c’est le pire de tous. Je montais la rue de l’Abbaye, et mon cheval faisait semblant de tirer la langue ; il avait son caprice, vous allez voir : v’là qui s’arrête tout court comme s’il fut cloué à terre.

Pan ! J’l’y flanque un coup de fouet, deux coups de fouet, trois coups de fouet bien sanglés… Bernicle ! Il ne bouge pas plus qu’un mur et je bisquais, je bisquais, fallait voir comme je bisquais ; à la fin il me pousse une idée, une bonne idée.

Je compte mes sacs de farine, il y en avait 23 ; or vous saurez messieurs que le susdit cheval n’en traîne jamais que 21 : c’est sa charge habituelle et il vous enlève çà comme une pierre.

Qu’est-ce que je fait, je l’allège de 2 sacs et mon cadet démarre bel et bien ; puis, quand il s’agit de retourner afin de prendre les sacs, bonsoir, plus personne ! Le maudit animal ne voulut jamais tourner bride.

A présent, on s’en vient dire que j’ai voulu m’approprier ces deux sacs, comme si j’avais déjà fait parler de moi. Ça ne prendra pas ! Garçon meunier de mon état, je n’ai jamais détourné un grain de blé à mon profit. J’irai pas commencer par escamoter 2 sacs de farine appartenant au séminaire.

Vous me direz qu’il fallait restituer les sacs à leur adresse, le même jour, à la minute et ne pas les mettre quelque part en dépôt à votre nom. Excellent ! Si j’y avait songé, mais la réflexion m’est venue trop tard : qu ’en déjà j’avais menti au commissaire de police et je ne vois pas pourquoi on me punirait pour un mensonge bien innocent du reste et dont j’aurai l’absolution quand je voudrais.

C’est pardi bien la faute à mon cheval ! «

PS : Verdict : Jean François Tasseaux est condamné à 2 mois de prison (Tribunal d’Arras, le 1er octobre 1842).

 

 

Epoux vend épouse

 

A vendre, cinq shillings, ma femme, Jane Flebbarcl. Elle est bien bâtie, ferme sur ses pattes, une vraie poutre maîtresse. Elle sème et elle récolte, elle laboure et mène ses hommes, et elle tiendrait tête à n’importe quel gaillard qui tient les rênes serrées, parce qu’elle est butée comme un âne et que c’est une sacrée forte tête ; mais bien menée, elle serait douce comme un agneau. Il lui arrive de commettre des faux pas. Son mari s’en sépare parce qu’elle est trop pour lui.

N B : Tous ses vêtements seront donnés avec elle. (relevé dans le Leeds Mercury, gazette régionale, 7 juin 1879)

Non, ce n’est pas une blague, mais bien une coutume observée en Angleterre à la fin du 17ème et jusqu’au début du 20ème siècle !

La vente était annoncée à l’avance par voie de publicité dans la gazette locale. Elle prenait la forme d’une vente aux enchères, souvent lors d’un marché. La femme y était menée par un licol généralement une corde mais parfois un ruban, attaché autour de son cou, de sa taille ou de son bras. Le prix pouvait varier entre un verre de bière et 100 £ soit 13 000 € aujourd’hui !

La vente d’une épouse permettait de mettre fin, par consentement mutuel, à un mariage insatisfaisant, le divorce n’étant accessible qu’aux plus riches.

Cette coutume, qui à l’heure actuelle peut choquer, peut se justifier et sembler moins barbare qu’elle n’y paraît.

Tout d’abord, dans l’Angleterre de l’époque, ainsi que partout en Europe, on se mariait par obligation, convenance ou filiation, mais jamais par amour. Une fois attachée à l’époux, la femme devenait pour son mari un bien comme un autre, sans droits ni possession. L’époux en échange, devait répondre aux besoins de sa femme.

Aujourd’hui, si mésentente il y a, les gens divorcent. Mais à l’époque géorgienne, on ne pouvait divorcer qu’en cas d’adultère avéré ou de violences cruelles et répétées. Et qui plus est, divorcer coûtait cher. Il restait donc comme solution pour les pauvres gens malheureux en amour : la fuite ou la vente aux enchères !

Une solution qui arrangeait aussi bien l’homme que la femme. D’ailleurs la vente ne pouvait se faire que par consentement mutuel. En général, l’époux y recourait parce qu’il avait besoin de liberté ou d’argent. Quant à la femme, il s’agissait d’échapper à la brutalité, l’alcoolisme ou la pauvre naissance de son mari. Et oui, une vente permettait souvent à la femme de s’élever socialement en étant achetée par un mari plus âgé, plus riche et de meilleure condition.

Mais aussi , que dire de la coutume que pratiquaient une fois par an les Babyloniens qui mettaient leurs filles à marier aux enchères !

 


Fergusson, escroc écossais

 

Un escroc écossais, Arthur Furguson, possédait d’exceptionnels talents de vendeur, mais, comme bien d’autres génies, il ignorait tout de ce don jusqu’au moment fatidique où l’étincelle jaillit de l’occasion et de l’inspiration conjuguées.

C’est à Trafalgar Square, par une belle matinée de 1920, que le destin sourit à Furguson lorsqu’il surprit un riche Américain contemplant avec dévotion la célèbre colonne qui surmonte la statue de Nelson.

S’improvisant guide touristique, Furguson expliqua au touriste béat que le monument représentait l’amiral Nelson, glorieux héros de l’histoire anglaise. Sans la statue, la place ne serait plus jamais la même. Mais, hélas ! Les dettes de l’empire avait trop besoin d’être épongée et tout devait disparaître : la colonne, la statue, la fontaine et les lions. Bouleversé, l’Américain s’enquit du prix. A peine 6 000 livres, soupira Furguson. Bien sûr, il ne s’agissait pas de céder le monument à n’importe qui ; l’acheteur devait se montrer digne d’accueillir ces émouvants témoignages d’une grandeur passée. Par heureuse coïncidence, c’était lui-même, Furguson, qu’on avait chargé de négocier cette affaire délicate, laquelle devait bien entendu rester secrète. L’Américain supplia Furguson de lui accorder la priorité. Harcelé, ce dernier consentit finalement à demander des instructions téléphoniques à ces supérieurs.

Tout fut réglé en quelques instants. C’était d’accord. L’Empire britannique se montrait disposé à accepter immédiatement un chèque et à conclure l’affaire sans autre délai. Serviable, Furguson alla jusqu’à confier à son nouvel ami le nom et l’adresse d’une entreprise digne de confiance qui se chargerait de démonter le monument et d’en assurer le transport. L’Américain lui tendit un chèque en échange d’un reçu, et les deux hommes se séparèrent fort contents l’un de l’autre. Ferguson se mit immédiatement en devoir d’encaisser le chèque. De son coté, son client prenait contact avec la société indiquée ; mais celle-ci montra une curieuse réticence à faire ce qu’on lui demandait, et lui en donna les raisons. Pourtant, ce n’est qu’après avoir eu une entrevue avec les policiers de Scotland Yard que le naïf acheteur consentit à reconnaître qu’il avait été berné. Cette année-là, la saison d’été à Londres fut une des plus fructueuses pour Ferguson. Seule la police ne partageait pas sa satisfaction : tantôt un Américain venait se plaindre d’avoir payé 1 000 livres pour Big Ben, tantôt un autre ‘client’ assurait avoir effectué un paiement comptant de 2 000 livres sur Buckingham Palace dont on lui refusait pourtant la livraison !

Furguson en déduisit que, les Américains constituaient ses meilleurs clients, il pourrait être intéressant de poursuivre ses opérations dans leur propre pays. En 1925, il se rendit à Washington, où il loua la Maison-Blanche à un éleveur de bétail pour une durée de 99 ans, au prix modique de 100 000 dollars par an, le loyer de la première année étant payable d’avance. Furguson pouvait envisager une retraite dorée mais il voulu quitter la scène de ses exploits avec une apothéose. Il découvrit alors la victime idéale, un Australien de Sydney, pour lequel il déploya toutes les ressources de son ingéniosité. Le port de New York allait être agrandi ; la statue de la Liberté gênait les travaux. Bien sûr, des souvenirs sentimentaux y restaient encore attachés ; mais cela ne devait pas entraver la marche du progrès, et le gouvernement fédéral acceptait de céder le monument à quiconque voudrait l’emporter.

L’Australien consacra fébrilement les journées suivantes à se faire envoyer les fonds nécessaires, 100 000 dollars, depuis Sydney. Furguson ne le lâchait pas d’une semelle, l’empêchant soigneusement de se vanter de la superbe affaire qu’il venait de conclure. En souvenir de la transaction, Furguson consentit à se laisser photographier côte à côte avec son client au pied de la Statue dont ce dernier allait devenir l’heureux propriétaire. Comme la somme tardait à venir, Furguson montra quelque impatience, ce qui éveilla les soupçons de l’Australien. Il finit par se rendre à la police muni de la photographie. C’était la piste que les policiers espéraient depuis longtemps. L’Australien les mena directement à Furguson qui fut promptement arrêté. Il fut condamné à 5 années de réclusion, une bien petite peine en regard de la fortune qu’il avait amassée. Relâché en 1930, il vécut à Los Angeles, dans l’opulence grâce à de nouvelles escroqueries, jusqu’à sa mort survenue en 1938.

 


Les péripéties nocturnes d’un boulet tapageur

 

 

C’est l’histoire d’une sorte de gros boulet de pierre, de taille respectable, d’une bonne centaine de kilos, solidement enchaîné aujourd’hui sur la place de Gauchin-Légal. Car ce galet est d’humeur taquine lorsqu’il s’agit de réveiller en pleine nuit les villageois endormis. Le voici qui déambule avec bruit et fracas dans les rues, en quête de la maison d’un mari trompé. Après avoir tapé tant et si bien, il s’endort alors sagement sur le seuil jusqu’au matin…Au vu et au su de tous. Vous comprendrez aisément que cela ne plaît pas à tout le monde…Les années passèrent jusqu’à la Grande Guerre où la pierre s’échappe à nouveau et le voici reprenant ses pérégrinations nocturnes Fût-il libéré par un soldat éconduit ?Par des écoliers malicieux ? Toujours est-il qu’un officier américain, un certain HenrySelden Bacon, décida en 1925 d’arrimer solidement cette pierre de vertu pour la paix de tous. Un petit panneau explicatif à l’humour douteux, fut placé à côté avec cette phrase en patois: « si té mat det’fem’, assit’te such Gal, tin sra débarassé ! » traduction : « Si tu es fatigué de ta femme, assied-toi sur ce Gal et tu en seras débarrassé ! » Existe-t-il une pierre dédiée aux médisants ?

Voici deux autres hypothèses : “Au Moyen Age, dans une lutte entre deux seigneurs, l’un aurait été fait prisonnier et pour perpétuer ce souvenir, on aurait planté la borne représentant le vainqueur et enchaîné le Gal personnifiant le vaincu. Le second peu différent du précédent précise que le seigneur vaincu aurait été exposé publiquement, attaché à un poteau sur lequel il serait mort ; de là, la petite croix que l’on remarque sur le Gal.”

Ce témoignage ouvre quelques pistes pour essayer d’en savoir plus sur ce mystérieux galet qui fait toujours tant parler de lui. La photo qui l’accompagne nous montre une borne plus haute qu’elle n’est aujourd’hui, avec un orifice bien distinct sur l’une des faces. Mais, plus important, elle met en évidence un gal encore entier et non “coupé” à la base. Cette singularité semble n’apparaître qu’au début du XXe siècle. Pourquoi cette modification ? Une chose est certaine, le soin apporté au polissage du gal (et non à la borne) indique un usage très spécifique. La forme ovoïdale exclut en tout cas un usage primitif comme boulet même de catapulte. Le polissage minutieux, celui d’un poids public.

Histoire à rapprocher de la Men dogan de Trégunc, dite la « Pierre des cocus », c’est la plus connue des trois pierres branlantes. Elle attire en effet beaucoup de curieux, puisque sa légende précise qu’un époux trompé ne peut faire bouger les 50 tonnes de la pierre, alors que n’importe qui est à même de la faire bouger. Elle était traditionnellement consultée par les marins qui rentraient de leur séjour en mer afin de vérifier le comportement de leur épouse en leur absence.

Une autre histoire est associée à cette pierre, c’est l’histoire de Mao et Corentine. Mao, voulant s’assurer que Corentine l’aimait, s’en alla consulter un sorcier, mais ce dernier était jaloux de Mao. Ainsi, pour se venger, il lui dit de se rendre à la pierre tremblante. Si celle-ci bougeait, c’est que Corentine ne l’aimait pas. Mao exécuta les conseils du sorcier, et, face aux mouvements prévisibles de la pierre, il alla, désespéré, se noyer en mer.

 

 

 


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