LES FAVORITES ROYALES DES XIVe ET XVe SIÈCLES





Favorites royales aux XIVe – XVe siècles en France

 

De Philippe VI à Louis XI

De Béatrice de la Berruère à Marguerite de Sassenage





 

Depuis le Moyen Âge, il est fréquent de voir les rois, dont les mariages sont habituellement politiques, entretenir une ou plusieurs maîtresses.

Les femmes de l’époque étaient reconnues comme les égales intellectuelles des hommes mais ne pouvaient légalement rivaliser avec les rois pour le trône. En conséquence, elles constituaient de parfaites conseillères politiques. La plupart des rois de France, à partir de Charles VI, prenaient conseil auprès de leurs amantes.

En France, les maîtresses jouissaient à la fois de la faveur royale et d’une reconnaissance officielle. De nombreuses reines étaient nées à l’étranger et tous les mariages royaux étaient arrangés. Il en résultait une méfiance, voire une animosité, entre les reines et les rois, ces derniers cherchant souvent affection et compagnie en dehors de leur mariage royal.

 

Maîtresses et favorites

 

Les termes de maîtresse et de favorite sont souvent employés comme des synonymes, mais ils recouvrent en réalité des réalités bien différentes au sein de la cour.

La maîtresse, au sens strict, est une femme qui entretient une relation amoureuse – et le plus souvent charnelle – avec le roi, en dehors du mariage. Le mot renvoie avant tout à la sphère intime et ne dit rien, en lui-même, de l’influence politique qu’elle peut exercer. Certaines maîtresses ont eu un rôle public ou diplomatique, d’autres sont restées dans l’ombre, sans interférer dans les affaires du royaume.

La favorite, en revanche, est une notion plus large et plus ancienne. À l’origine, sous les premiers Valois, le mot désigne plutôt une dame de compagnie de la reine ou une femme très proche du pouvoir, bénéficiaire de la faveur royale sans lien amoureux avec le souverain. Peu à peu, au fil des règnes, le terme s’applique à certaines maîtresses influentes, jusqu’à devenir presque synonyme de «maîtresse officielle». Dans tous les cas, il exprime avant tout une idée: celle de la faveur, c’est-à-dire la proximité et la confiance accordées par le roi.

Une favorite peut donc être une maîtresse, mais pas nécessairement: il s’agit avant tout d’une femme qui bénéficie d’un accès privilégié au souverain et qui peut servir d’intermédiaire entre lui et la cour. Par ses conseils, ses recommandations, ses amitiés, elle devient un véritable canal d’influence pour qui souhaite obtenir une charge, une grâce ou une pension.

L’expression de maîtresse en titre apparaît sous l’Ancien Régime pour désigner la favorite officielle, non pas au sens d’un titre formel ou écrit, mais d’un statut reconnu par la cour et toléré par l’étiquette, parce qu’il reflète la volonté du roi.

Son statut, quasi institutionnel, admis de fait plus que de droit, confère à la favorite une influence et des privilèges visibles : elle possède des appartements particuliers proches de ceux du roi – notamment à Versailles, dans le voisinage des Petits Appartements du Roi –, elle perçoit pensions et dons, et tient un salon où se croisent ministres, artistes et courtisans. Cette reconnaissance publique fait d’elle une figure incontournable de la monarchie, parfois autant redoutée que respectée. Les maîtresses royales, personnes centrales de la vie de cour, sollicitées par les courtisans, ont bien souvent eu un rôle politique. Le fait est même prétexte de gloire ; les monarques sans maîtresse suscitent davantage de moqueries que de respect comme pour Louis XVI. Le statut de maîtresse royale est également envié, particulièrement à partir de Louis XIV, qui honore ses conquêtes de terres, de demeures ou de rentes à vie.  

À partir d’Henri IV, les rois de France choisissent régulièrement une ou plusieurs maîtresses officielles. Ces femmes reçoivent alors une position particulière à la cour et jouent également un rôle politique majeur. Lorsqu’elles perdent la faveur royale, on dit entre en « défaveur ». La disgrâce pour la maîtresse royale n’en est pas forcément une pour la mère. Perdre la faveur du roi amène à perdre sa place à la cour et auprès des bâtards royaux, mais pas les dons faits par le passé, ni les revenus payés sur le trésor. La situation est donc loin d’être dramatique, en particulier pour les femmes qui ont une descendance indépendamment du monarque. Bien au contraire : l’éloignement de la cour conjugué à la perpétuation de la fortune amène à une plus grande liberté, qui permet aux anciennes maîtresses de faire sortir de l’emprise du roi une partie de la richesse cumulée grâce à ses libéralités (cadeaux). 

Les maîtresses royales, notamment celles de Louis XIV et de Louis XV, ont, à leur manière, exercé une influence financière, politique ou artistique sur leur temps : le lit du roi leur a donné un accès au pouvoir. Alors que la reine est le plus souvent cantonnée à son rôle de génitrice et de représentation, et ne fait qu’assurer les activités caritatives du royaume, les maîtresses sont, quant à elles, souvent des femmes puissantes. C’est à partir du règne de Louis XIV que leur place devient de plus en plus importante.

Ainsi, au fil des règnes, on distingue plusieurs degrés de proximité : des liaisons passagères, des favorites influentes mais non officielles, et une ou plusieurs maîtresses en titre, véritables visages d’un règne et miroirs de son époque.

Durant la période des XIVe et XVe siècles, on relève des maîtresses qui ont eut plus ou moins d’influence sur ces rois.

 

Béatrice (Béatrix) de la Berruère

 

Béatrix de la Berruère (Berrière) naît vers 1294 aux environs de Sargé-sur-Brayesans en Touraine, au château familial est appelé château de la Berruère jusqu’en 1645 (aujourd’hui connu sous le nom de château des Radrets). Elle arriva à la cour de France sous Philippe VI, fort jeune, sans doute âgée de six à huit ans, sous la tutelle d’une riche cousine. La petite provinciale était jolie mais pas trop belle, très maigre avec des cheveux longs et foncés. Sans doute orpheline, Béatrix n’avait pas de quoi se constituer une dot mais, désespérée à l’idée de finir moniale, décida de demeurer à la cour. D’autant que le Roi la remarque semble-t-il dès 1313 : il boudait sa femme et choisit Béatrix comme maîtresse pour en remontrer à la Reine. Mais il tomba vite sous le charme de la jeune fille enjouée et spirituelle et la garda. En 1317, Béatrix donna un fils au roi qui fut prénommé Thomas, titré seigneur de La Marche et nommé capitaine, jouera un rôle dans la guerre de cent ans.

Béatrix capricieuse et enfantine commença à jalouser les autres maîtresses discrètes du souverain. Elle entra dans une belle fureur devant la naissance de Jean d’Armagnac, fils naturel de Philippe et d’une jeune fille de petite noblesse. Mais le monarque se lassa vite des caprices de Béatrix. Un jour, alors qu’elle lui faisait d’amères reproches à propos de la Reine encore enceinte, il répliqua vivement et la bannit momentanément dans un couvent de Reims, escomptant bien la libérer sous peu, cela en 1322. Or lorsqu’il lui demanda de revenir à la cour nous sommes déjà 1326 ! Découragée, la jeune femme vit que d’autres partageaient la couche royale et qu’elle ne fut plus même admise dans la chambre du maître. Elle se retira dans les jours suivants ; Philippe s’en moqua bien, mais fit leur fils capitaine. Béatrix mourut vers 1348, pauvre et seule dans un couvent près de Bordeaux, à 54 ans. Quant à son fils, il épousa une inconnue et eut une descendance. Il mourut en 1368.

 

Biette de Casinel

 

Biette de Casinel (Biote Cassinel, dite « la Belle Italienne »), née vers 1340 et morte vers 1394 est une des premières maîtresses connues d’un roi de France. Elle est la fille de François Cassinel, sergent d’armes du roi Jean le Bon et Alips les Champs ou Alix Deschamps.

Dans les années 1360, elle devient la maîtresse du roi Charles V et lui donne un fils Oudard d’Attainville. Elle épouse Gérard de Montagu l’ancien et aura trois fils de son époux légitime dont un Gérard de Montagu, évêque de Paris et Jean de Montagu, chancelier de France et archevêque de Sens, Jean bâtard (putatif) de Montagu, vidame de Laon (1363-1409) et deux filles de son époux légitime dont Robine de Montagut (1355-1408), demoiselle attachée à la maison de la Reine Isabeau de Bavière. Elle devient veuve le 17 septembre 1380. Son tombeau se trouvait dans l’église Sainte-Croix de la Bretonnerie à Paris.

 

Odette de Champdivers

 

Odette ou Odinette ou Ondine de Champdivers naît en 1384, dans le Jura, en Bourgogne. Elle appartient à la famille seigneuriale de Champdivers, qui tire son nom d’un fief près de Dole et de Saint-Jean-de-Losne, dans le duché de Bourgogne. Elle est la fille d’Odin ou Oudin de Champdivers, seigneur de Champdivers et maître-écuyer du duc de Bourgogne, Jean Sans Peur et de Jeanne de Cicon. Elle appartient à une famille descendante de la maison de Longwy (famille de Jacques de Molay). La seigneurie de Champdivers est en réalité la branche cadette du dernier maître des Templiers. Odette a trois frères : Jean, Odinet et Guillaume De Champdivers. Odette est remarquée par le frère du roi de France, Louis Ier, d’Orléans. C’est lui qui l’a probablement introduite à la cour en 1405 ou par le duc Philippe le Hardi pour des raisons politiques et pour favoriser le parti bourguignon.

Le roi, surnommé « le Fol », a de violents accès de folie et la reine est une de ses victimes. Il lui est donc choisi une concubine, qui est Odette, à partir de 1405-1406. Odette devient la maîtresse et « l’infirmière particulière du roi» au grand soulagement de la reine Isabeau de Bavière qui était devenue son souffre-douleur depuis longtemps. En 1407, elle donne naissance à Marguerite de Valois qui mourra en 1458, fille illégitime de Charles VI. Il semble que la liaison d’Odette de Champdivers et du roi ait commencé vers l’an 1406-1407. Leur relation durera 15 ans. D’une très grande beauté, Odette est surnommée à la cour, la « petite reine » du roi Charles VI. Elle seule, a le privilège de l’approcher durant ses crises de folie et de le consoler. Pendant ses 15 années de favorite, elle partage le long calvaire du roi atteint de folie. On prétend que c’est Odette qui aurait inventé le jeu de cartes pour distraire Charles VI. Pour la récompenser de son dévouement auprès du roi, Odette est gratifiée, du vivant de Charles VI, de riches dons servirent de récompense à son dévouement. Odette est gratifiée de deux beaux manoirs avec toutes leurs dépendances situés l’un à Créteil, au Buisson et l’autre à Bagnolet, sans doute situé aux Malassis. Elle partage le long calvaire du roi de France atteint de démence, jusqu’à la mort de celui-ci en octobre 1422. On dit même qu’elle inventa, pour le distraire, les cartes à jouer. Selon certains auteurs, Odette porte les vêtements de la reine dans le lit royal chaque nuit, et Charles ne repère pas la substitution.




En 1418, le roi avait offert une rente à Odette de Champdivers et à leur fille Marguerite de Valois. D’avril à octobre 1422, le gouvernement moribond de Charles VI de France alloue à Marguerite de Valois la somme de cinq cents livres par an, sa vie durant, sur le péage de Saint-Jean-de-Losne. Mais à la mort du roi, en octobre 1422, Odette est à ses côtés. La reine Isabeau, encore sous le traumatisme des humiliations, mépris et maltraitances de son époux, n’est même pas présente aux funérailles du roi de France, Charles VI.

Après la mort du roi de France, Odette et sa fille perdent leur rente et retournent dans sa famille et vont alors chercher refuge auprès de Philippe le Bon. Ce dernier, octroya une libéralité à mademoiselle de Champdivers et à sa fille, qui se trouvaient dans le dénuement. Mais celui-ci est peu généreux.

Elle soutient le fils de son ancien amant, le dauphin Charles VII, lorsque certains mettent en doute  sa légitimité et le reconnaît comme étant le nouveau roi de France, et le prévient de diverses attaques anglaises.

Odette de Champdivers, par l’intermédiaire d’Étienne Chariot, cordelier de Beuvray-lès-Autun en Bourgogne et espion de Charles VII dans la région, avertit le roi d’un massacre de ses partisans lyonnais programmé par les Bourguignons et les Anglais. Chariot est arrêté par les Bourguignons et dénonce Odette de Champdivers. La mère et la fille sont accusées et jugées pour avoir comploté et espionné pour la France. Les deux femmes sont ensuite accusées et jugées pour avoir comploté et espionné pour la France. La mère et la fille sont accusées et jugées pour avoir comploté et espionné pour la France. Odette se défendra avec adresse et intelligence, elle ne contesta pas les faits qui lui sont reprochés, mais dira qu’elle ne voulait pas perdre son âme.  Après 1424, Marguerite et sa mère se réfugient dans le Dauphiné.

Dans le plus grand dénuement, Odette de Champdivers disparaît après le 6 septembre 1424. Il est assez probable qu’elle meurt dans le Dauphiné en 1425.

En 1428, Marguerite de Valois (1407-1458) épouse Jean III de Harpedane, seigneur de Belleville-en-Poitou et Montaigu, sénéchal de Saintonge, chambellan de Charles VII de France, fils de Jean II de Belleville et de Jeanne de Mussidan. Charles VII de France fait légitimer sa demi-sœur par lettres datées du mois de janvier 1428 à Montrichard. Marguerite de Valois devint ainsi Madame de Belleville et fut attachée à la cour.

 

Agnès Sorel 

 

La première et la plus célèbre favorite royale officielle de l’histoire de France est Agnès Sorel, qui marqua le XVe siècle sous le règne de Charles VII.

Agnès Sorel naît en 1422 à Fromenteau, près de Tours, (ou à Coudun, près de Compiègne en Picardie) dans une famille de petite noblesse sans argent.. Son père, Jean Sorel (ou Soreau), seigneur de Coudun, et sa mère, Catherine de Maignelay, lui offrent l’éducation attendue d’une jeune fille noble : discipline chrétienne, prière, fréquentation des sacrements, mais aussi apprentissage de la conversation, de la danse et de l’art de plaire. Dans cette société encore profondément marquée par la foi, la place de la femme noble est claire : soutenir sa maison, servir Dieu par la charité, et, lorsqu’elle vit à la cour, refléter les vertus d’humilité et de réserve.

La jeune Agnès se distingue par une beauté exceptionnelle. Rapidement, elle attire l’attention de grandes dames et devient demoiselle de compagnie d’Isabelle de Lorraine, reine de Sicile et femme du roi René. puis de la reine Marie d’Anjou. Agnès Sorel ne recevait que dix livres par an, même pas de quoi acheter un mauvais cheval, contrairement à d’autres demoiselles de cette cour telle Catherine de Serocourt, cousine de Jean de Serocourt, capitaine de Tarascon, qui se voyait octroyer la somme de quinze livres tournois. Cette entrée précoce dans le monde des cours princières expose Agnès à un univers double : d’un côté la prière, les cérémonies religieuses, les fêtes chrétiennes ; de l’autre les ambitions, les jalousies et les séductions. Avant l’éviction définitive du roi René de Naples, elle se réfugie à la cour de France. Nouvelle, elle est cependant au premier rang et le roi Charles VII la remarque, s’arrange pour se faire présenter la petite nouvelle. Et en 1443, sans attendre, fait de cette jolie femme séduisante sa maîtresse puis sa favorite officielle, alors qu’elle a 21 ans et qu’il a 20 ans de plus qu’elle.

Le roi découvre la joie de vivre, le mélancolique se  » lâche « , il était souvent renfermé, triste, en mal de vivre, et il va s’ouvrir, devenir un  » joyeux luron « . Les chroniqueurs notent qu’aussi bien à Nancy qu’à Châlons, il se met à danser, il participe à des joutes, il s’en va cueillir des fleurs, et certains ajoutent  » il pouvait dès lors discuter joyeusement « , ce qui semble être pour ces chroniqueurs à la fois une découverte et un exploit. Le roi qui avait eu une vie horrible depuis sa plus tendre enfance était devenu un être faible, juste remis en selle pendant un an par Jeanne d’Arc. Il était en permanence aux prises avec le doute, il voyait des complots partout, et n’avait confiance en personne. Le roi d’ailleurs était depuis sa plus petite enfance, un roi errant, il va de château en château avec sa cour, dans des lieux peu ou mal connus. Il vit principalement dans de petites demeures bourgeoises, ou de petits châteaux (Razilly, Loches, Bois sir Amé …) ne restant dans chacun de ces lieu qu’assez peu de temps. Ce n’est pas un roi qui cherche le contact avec son peuple, il a peur de la foule, persuadé que s’y cache un sbire des partis opposés, ou des partisans de son propre fils, prêt à le trucider. Elle va redonner confiance au souverain, et il va retrouver un nouvel ascendant sur son entourage.




Très vite Agnès Sorel impose son art de vivre. En quelques mois elle devient la meilleure cliente du célèbre Jacques Coeur, marchand international et grand argentier du roi. Ses « queues » de robe atteignent huit mètres de long, elle consomme des quantités astronomiques de tissus. Toutes les femmes l’imitent.

Les chroniqueurs médiévaux déplorent cette liaison et les tenues parfois extravagantes de la rivale de la reine, cette « ribaude » qui choque la Cour et l’accusent de faire Charles VII un monarque débauché. Jean Jouvenel des Ursins, archevêque de Reims, rapporte que « la Reyne avoit moult de douleur en son cœur… ». L’évêque contemporain de Lisieux, Thomas Basin, très critique à l’égard de Charles VII dont il décrit l’élégante prestance malgré ses jambes trop maigres, mais auquel il reproche d’avoir « transgressé ce qui est honnêtement permis », écrit de son côté : « Au temps des trêves qui se firent entre lui et les Anglais, le roi se prit à aimer une assez jolie fille et belle garce qu’on appelait la belle Agnès » (ce chroniqueur, qui écrit en latin, utilise le mot de « muliercula », que l’on peut traduire, dans son sens péjoratif, par femme de plaisir, donzelle, garce…).

Bien que controversée sur le plan politique, Agnès Sorel a eu une influence d’une manière indirecte, elle a su se faire des amis à la cour et les imposer au roi. Le roi se retrouve entouré de personnages de haut niveau venant de tous les milieux, nobles, clergés, et des bourgeois. Elle a formé un cercle de fidèles qui prirent de plus en plus d’influence au près du roi. C’est bientôt un clan ou un réseau oû on note la présence de Brézé, sénéchal et comte d’Evreux, Jean de Maupas, Etienne Chevalier qui deviendra trésorier de France, Guillaume Cousinot, Beauveau de Précigny, Guillaume d’Estouteville, Jamet du Tillet, Jean Dauvet, Jacques Cœur, Guillaume Gouffier écuyer valet de chambre du roi et garde du corps, les frères Bureaux et Jean Dauvet, procureur du roi. Les conseillers du roi sont davantage axés sur les problèmes de l’Etat que généralement les nobles de cette époque. Le roi réunit le conseil tous les jours, et ne décide rien sans leur avis.

Mais aussi, elle a usé de son crédit pour protéger et favoriser les siens, ainsi que ses amis. Elle a en particulier bien avantagé sa famille.

L’épouse de Louis XI, Marguerite d’Ecosse, meurt d’un refroidissement à 19 ans au cours d’un pèlerinage à Notre Dame de l’Epine, le 16 août 1444. Ce drame de la mort de Marguerite d’Écosse marque la césure entre les partisans du roi, le nouveau clan d’Agnès Sorel et ceux du Dauphin.

Le Dauphin, qui est du même âge que la favorite, figure parmi ses opposants les plus déterminés. Impatient de monter sur le trône, il la jalouse tout autant qu’il appréhende la naissance d’un frère cadet, Charles, susceptible de lui voler la place. C’est le début d’un affrontement haineux entre le père et le fils qui ne cessera qu’avec la mort du roi Charles.

Le Dauphin veut choisir seul sa nouvelle épouse, et se coupe de plusieurs de ses partisans. Les premières altercations entre le Dauphin et Agnès ont pour sujet, la situation de Marie d’Anjou, Louis se rapproche de sa mère, l’affrontement est inévitable.

C’est ainsi que cela vient aux oreilles du pape Pie II, sur la foi du rapport d’un nonce qui  » montre le dauphin poursuivant la maîtresse du roi l’épée à la main, pour venger l’injure faite à sa mère « . Pour sauver sa vie, elle doit se réfugier dans les pièces de la maison royale, ce que précisément le dauphin voulait éviter. Pourtant, tout avait bien commencé, car après la Praguerie de 1440, le Dauphin voulait se réconcilier avec les gens qui comptaient autour de Charles VII. Lorsqu’il revint de la campagne d’Armagnac, il fit don à la  » belle « , de 6 tapisseries représentant  » l’Histoire de la chaste Suzanne « . C’était gentil, mais peut-être avec des sous-entendus….

Charles VII, irrité par tant d’impertinence, chasse son fils de la Cour et l’envoie gouverner le Dauphiné.

Agnès Sorel et le dauphin vont former deux clans et s’opposer. Pour le futur Louis XI, Agnès est une rivale. Elle a le roi à elle toute seule, et lui ne peut plus guère approcher son père.

En 1444 Agnès Sorel devient la Dame de Beauté (du château de Beauté sur Marne) et Dame de Vernon.

Agnès Sorel et Charles VII eurent 4 enfants, dont trois ont vécus, les « bâtardes de France » (puisque nées hors mariage), mais qu’il légitime et qu’il dote richement, par ordre de primogéniture. Elles se prénommées Marie, Charlotte et Jeanne. A cette grande époque de « bâtardise », c’est le père qui faisait les enfants et ces filles du roi Charles VII furent reconnues par tout le monde, et plus tard son fils Louis XI qui aurait pu les prendre en grippe, continuera à les considérer comme ses sœurs. Toutes les trois portent le nom de Valois.

  • Marie de Valois, ( ou Marie-Marguerite) serait née vers 1436 (ou 1443), elle avait été élevée au château de Taillebourg par l’amiral de Prégent, lequel avait été tué au siège de Cherbourg. C’est en 1458 que fut célébré le mariage de Marie avec Olivier de Coétivy, ce dernier étant tout simplement le frère de l’amiral. Oliver était donc le seigneur de Taillebourg. Le roi avait donné à « sa » fille une forte dote (12 000 écus et une garde robe en prime) plus la seigneurie de Saintonge qui comprenait tout de même Royan. Marie était d’un esprit vif et elle avait dit-on le charme de sa mère. Plus tard, le roi Louis XI se mit à les détester sans que l’on sache trop pourquoi. Sans doute parce que les Coétivy furent très proche du roi Charles VII. Et c’est ainsi que Louis XI leur prit les terres et le château de Taillebourg. Marie meurt en 1474, et elle fut « en odeur de sainteté », on parle même de miracles sur son tombeau. Marie eut des filles, qui furent aidées par Louis XI qui avait sans doute reconnu ses torts envers les parents. Quant au garçon, fils de Marie, il se prénommait Charles et fut marié avec une sœur du comte d’Angoulême, se retrouvant ainsi oncle de François 1er.
  • Charlotte devrait être née à Beauté sur Marne, vers 1439, (ou 1444) devait être très belle et plaire aux hommes. En 1462, elle fut mariée sur l’ordre du roi (ou de son « marieur officiel ») à Jacques de Brézé, un grand nom de l’époque, il était le fils de Pierre de Brézé, l’ami d’Agnès Sorel devenu sénéchal du Poitou. Jacques de Brézé était un bel homme, fort, spécialiste de la chasse, plein d’humour et assez spirituel. Elle donna 5 enfants à son époux, trois filles et deux garçons, Seulement Jacques de Brézé était jaloux, et en mai 1476, il l’assassin d’un coup d’épée entre les épaules pour l’ avoir surprise dans les bras de son amant à quelques pas du lit conjugal. Jacques de Brézé fut rapidement incarcéré à la prison de la Conciergerie. Après diverses prisons et croyant sa fin venue, par enfermement dans un sac et jeté dans un fleuve, finalement, il fut enfermé 3 ans dans un cachot sans lumière sauf la cheminée. C’est Charles VIII qui libérera Jacques de Brézé en 1486. Leur fils Louis de Brézé récupérera ses biens et épousera va épouser Catherine de Deux qui va disparaître assez vite, et, en seconde noce, il épouse en 1514 celle qui sera Diane de Poitiers, la favorite du roi Henri II. C’est la seconde fille du coupe Louis-Diane, Louise de Brézé qui va laisser une grande postérité, selon les études de Pascal Dubrisay, elle va épouse le duc d’Aumale qui donneront les familles royales d’Espagne, Roumanie, Italie, … Bourbon-Parme et autres Bourbon-Sicile.
  • Jeanne de Valois (1445-1467), née à Beauté-sur-Marne et mariée à 16 ans par Louis XI à Antoine de Bueil, comte de Sancerre et chancelier du roi. C’était le fils de Jean V de Bueil, ce dernier étant très apprécié du roi Charles VII, à la fois un ami et un compagnon de batailles. A noter que les clercs et notaires royaux qui ont « arrangé » le mariage étaient de Bourges, ils ont rédigé le contrat de mariage. L’acte, passé à Tours, est daté du 23 décembre 1461. Elle apportait une grosse dot de 40.000 écus d’or dont 10.500 payés en argent, le roi Louis XI ayant garanti le surplus en engageant à sa demi-sœur la ville, terre, seigneurie et vicomté de Carentan. Jeanne de Valois et Antoine de Bueil eurent deux enfants, un fils, Jean de Bueil, comte de Sancerre, échanson du roi Charles VIII, et une fille, Renée.
  • Une fille née prématurément le 3 février 1450 et morte le même jour (ou à l’âge de six mois) au manoir du Mesnil près de Jumièges en Normandie.

Agnès Sorel a quatre frères : Charles (né avant 1428), écuyer d’hôtel du roi , André, chanoine à Paris (1452) Jean, seigneur de Saint-Gérand et Louis, écuyer .

Agnès Sorel, meurt le 9 février 1450, à l’âge de 27 ans, à Anneville en Normandie, où elle vient d’accoucher d’une fille, la quatrième qu’elle a eue avec le monarque.

Une autopsie pratiquée en 2004 révèle d’une part qu’elle souffrait d’une ascaridiose, son tube digestif étant infesté d’œufs d’ascaris, infection que Robert Poitevin avait prescrit un traitement courant à base de fougère et de mercure, afin de lutter contre des parasites intestinaux. D’autre part qu’elle est morte d’une ingestion massive de mercure, ce qui laisse planer le doute quant à un éventuel empoisonnement. Ce produit, mortel à haute dose, était également utilisé pour soulager les femmes enceintes. Mais s’il faut faire une enquête sérieuse sur un éventuel assassinat, les investigations risquent d’être complexes. Car de multiples personnages peuvent être suspectés. Tout d’abord le dauphin, futur Louis XI, hostile à la favorite de son père, qui l’a un jour poursuivie avec son épée, selon le témoignage du pape Pie II. Ensuite son ami Jacques Cœur, grand argentier du royaume, un temps soupçonné de vouloir s’emparer de ses biens. Ou encore Robert Poitevin, son exécuteur testamentaire, médecin, donc susceptible d’administrer légalement du mercure. Ou même sa cousine Antoinette de Maignelais, jalouse de ses prérogatives, et qui d’ailleurs va très rapidement la remplacer dans le lit du roi. Mais le décès accidentel par ingestion maladroite d’une grande quantité de mercure dans un but curatif n’est de toute façon pas à exclure.

Tandis que son cœur est déposé dans l’abbatiale de Jumièges en Normandie, le corps d’Agnès Sorel repose à Loches (Indre-et-Loire), dans la collégiale Saint Ours, dans un tombeau réalisé par des artistes anonymes, orné d’un gisant attribué au sculpteur Jacques Morel. On y trouve l’épitaphe suivante : « cy gist noble damoyselle Agnès Seurelle, en son vivant dame de Beaulté, de Roquesserière, d’Issouldun et de Vernon-sur-Seine, piteuse envers toutes gens, et qui largement donnoit de ses biens aux églyses et aux pauvres, laquelle trépassa le IXe jour de février, l’an de grâce MCCCC XLIX. Priiés Dieu pour l’âme d’elle. Amen. »

Les chanoines de Loches connaissant les sentiments de haine de l’ancien Dauphin envers Agnès s’enquièrent, quelques mois après la mort de Charles VII et le couronnement de son héritier, s’il pouvait déplacer son encombrant tombeau de la collégiale. Le roi Louis XI répondit alors non en ancien rival mais en roi de justice. Il dit que le déplacement peut assurément se faire, et ajouta avec fermeté en prenant à parti son entourage « mais il leur faut rendre ce qu’elle leur a donné ». À la suite de cet avis à valeur de jugement moral, à aucun moment surprit les riches chanoines de Loches et à proposer de se débarrasser du tombeau de l’ancienne favorite. Ce tombeau est déplacé dans la nef en 1777 sur ordre de Louis XVI qu’on avait persuadé que sa masse gênait les services religieux. En 1794, après que son tombeau porté au-dehors eut été saccagé par les « volontaires » de l’Indre croyant que son gisant est celui d’une sainte, ses restes composés uniquement de dents, de chevelure et d’une tête sont mis dans une urne et déposés dans l’ancien cimetière du chapitre. La pierre tombale profanée à la Révolution est utilisée par un boucher. En 1795 (le 21 prairial an III), un soldat rouvre l’urne, dérobe des dents et cheveux. En 1801, le vase funéraire est retrouvé et remis dans le tombeau restauré en 1806 par le préfet Pomereul qui décide sa mise en place dans la tourelle ou Logis royal. On l’a déplacé en 1970 dans une autre salle du château. Le 2 avril 2005 le tombeau d’Agnès Sorel a réintégré la Collégiale Saint-Ours.

Agnès Sorel est devenue une icône intemporelle grâce à son influence à la Cour de Charles VII et à son rôle dans la consolidation du pouvoir royal. Bien que sa vie ait été écourtée de manière tragique, elle a laissé une empreinte durable, tant dans l’histoire. Agnès Sorel ouvre la lignée prospère des Diane de Poitiers, Gabrielle d’Estrées, Pompadour, fameuses maîtresses royales, mais c’est elle qui peut se targuer d’être la première en titre. Jusqu’alors, malgré leur nombreuse progéniture bâtarde ou ancillaire, les Capétiens n’avaient jamais osé installer à  côté de la reine, épouse légitime, une courtisane nantie de titres et de biens aussi considérables.

 

Antoinette de Maignelais

 

Antoinette de Maignelais est née vers 1434 et décédée en 1474 à Cholet (49) où elle est inhumée dans la chapelle des Cordeliers. Ses parents étaient Jean II de Maignelais et Marie de Jouy. Elle a deux sœurs Antoinette de Maignelais, et Jeanne de Maignelais Dame de Maignelais et de Menetou, Châtelaine de Cholet, Baronne de Villequier, Dame d’Estableau, de La Guerche et d’Issoudun. Éduquée par Agnès Sorel, qui la présentera à la cour comme la nourrice des trois filles qu’Agnès Sorel a eues avec le roi Charles VII.

Catherine de Maignelais, sœur de Jean II de Maignelais, fut mère d’Agnès Sorel. La position de cette dernière offrit à sa cousine germaine Antoinette l’occasion toute naturelle de paraître sous les yeux du roi. Plus jeune que sa parente et non moins belle, Antoinette de Maignelais en profita pour se faire aimer de Charles VII et pour supplanter son introductrice. Toujours du vivant d’Agnès, Antoinette ne tarda pas à exercer sur l’esprit du roi un ascendant plus notable encore.

Raoul de Maignelais, père de Jean, avait eu de grands procès contre Louis II, duc de Bourbon, qui s’était fait adjuger la terre de Maignelais, en 1398. Au mois d’août 1449, alors qu’Agnès Sorel jouissait de sa pleine faveur, Charles VII retira la seigneurie de Maignelais des mains de Charles, duc de Bourbon, et la rendit, non pas à Jean de Maignelais, titulaire nominal de cette terre, mais à Antoinette.

En 1450, à la mort d’Agnès Sorel, Antoinette de Maignelais devient la favorite du roi Charles VII. Les relations entre le roi et le dauphin Louis (futur Louis XI) sont extrêmement tendues. Antoinette de Maignelais, favorite à la cour, est au service du dauphin qui détestait son père Charles VII. Elle l’informe de tous les actes du roi. De sa relation avec le roi naîtra Jeanne de Maignelais avec le même nom que sa sœur.

Le 22 octobre 1450, à Montbazon, André de Villequier épousa Antoinette de Maignelais, Charles VII de France donne à André de Villequier les îles d’Oléron, confisquées d’abord sur La Trémoille, et plus récemment sur son neveu, Jacques de Pons. « Le roi Charles VII donna l’isle d’Oleron à André, seigneur de Villequier, par lettres patentes du mois d’octobre 1450, pour l’avoir, tenir et posséder par lui et ses hoirs mâles et femelles descendans de lui en loyal mariage ». A l’occasion de son mariage avec Antoinette de Maignelais, il a reçu du roi Charles VII non seulement l’île d’Oléron et deux terres sises à Marennes, mais aussi une terre en Touraine appelée la Guerche.

Tous ces dons et faveurs lui furent accordés, suivant, les termes d’un acte authentique, « considérant que André de Villequier, à notre requête et pour nous complaire, a pris par mariage nostre très chère et bien amée Antoinette de Maignelais, damoiselle ». Le mariage d’Antoinette et d’André eut lieu, en effet, sous les yeux du roi, vers la fin du mois d’octobre 1450. Antoinette, alors, était déjà la maîtresse avérée du souverain. De son côté, elle fut, à partir de cette époque et depuis, comblée de biens et de faveurs incessantes, ainsi que son mari. Entre autres dépouilles d’Agnès Sorel ; le roi, peu après le mariage d’Antoinette, par lettres du 12 novembre suivant, lui donna les place, château, ville et seigneurie d’Issoudun.

De son mariage avec André de Villequier naîtront Artus, Antoine et Jeanne de Villequier. Son mari mourra le 15 juin 1454, presque aussitôt après avoir fait un testament en faveur de son épouse. Pour elle, le roi fait reconstruire le château de la Guerche.




V
ers 1450, elle entretient un escadron volant composé de jeunes filles dont Blanche de Rebreuve , de sa sœur Jeanne et de ses deux belles-sœurs Marguerite de Monteil et Antoinette de Vauvert surnommée « Toinine » afin de distraire Charles VII.

Devenu l’argentier du roi Charles VII, Jacques Cœur a prêté des sommes considérables à la couronne, qui devient, à l’instar de la plupart des seigneurs de la cour, son créancier. Ses richesses personnelles et l’argent de l’État étaient confondus, ce qui l’a rendu vulnérable aux accusations. Une cabale ne tarde pas à se former contre lui et finit par provoquer sa chute. Des courtisans jaloux, comme Antoine de Chabannes, ont poussé le roi à l’accuser, initialement de la mort par empoisonnement d’Agnès Sorel, puis d’abus de pouvoir et d’exactions. Arrêté le 31 juillet 1451 sur ordre de Charles VII, ses biens sont mis sous séquestre. Il subit des interrogatoires violents sous la torture, affaiblissant sa mémoire avant de reconnaître des fautes financières mais pas l’empoisonnement. Le procès de Jacques Cœur s’est conclu le 29 mai 1453 par une condamnation pour lèse-majesté, concussion et malversations, il est condamné à l’amende honorable, au bannissement et à la confiscation de ses biens au profit du roi. Sauvé de la peine de mort grâce à une commutation obtenue par le pape, il reste emprisonné avant de s’évader en octobre 1454. Il rejoint la cour pontificale à Rome. Il meurt en 1456 sur l’île de Chios alors qu’il participe à une expédition navale contre les Turcs

En 1456, suite au procès fait à Jacques Cœur, elle acquiert la terre de Menetou-Salon pour la somme de 8 000 écus d’or.

En janvier 1458, mariage de sa fille Jeanne de Maignelais au sire de Rochefort , le roi paie une dot de 8250 livres pour sa fille naturelle.

Les historiens ont répertorié plusieurs autres maîtresses, appelées « petites maîtresses » que Charles VII a eues durant ses dernières années de vie. C’est surtout après la mort d’ Agnès Sorel que roi se livra sans retenue à son penchant pour la vie galante et voluptueuse. Antoinette de Maignelais succéda à la dame de Beauté. Mais la situation morale qu’elle inaugura, n’a pour ainsi dire rien de commun avec la phase précédente. Antoinette procura elle-mème au roi les nouvelles maîtresses qu’il lui plut quotidiennement de convoiter. Elle appela d’abord à cet emploi ses plus proches alliées. Antoinette, en effet, n’avait pour Charles VII que l’amour vénal d’une courtisane; et, pour exploiter une telle situation, elle trouva dans ses parentes ou protégées, non pas des rivales, mais des auxiliaires et des subalternes. Jeanne et Marguerite de Villequier, Jeanne de Maignelais, Jeanne et Marguerite Bradefer, Jeanne de Rosny, Colette de Vaux, dame de Châteaubrun, Éléonore de La Pau, Catherine de L’Isle-Bouchard et beaucoup d’autres, furent par les soins d’Antoinette, placées comme damoiselles d’honneur de la reine, ou mariées à des chambellans munis de places lucratives pour servir aux plaisirs du roi.

  • Catherine de L’Isle-Bouchard est la fille de Jean de L’Isle-Bouchard, seigneur de Rivarennes, Doué et Rochefort, et de Jeanne de Bueil, Catherine naît vers 1399 et décède le 1er juillet 1472. Elle a pour sœur Jeanne, Dame de Gonnor. Elle devient dès son jeune âge demoiselle d’honneur de la reine Isabeau de Bavière puis celle de la reine Marie d’Anjou. À l’âge de 16 ans, elle perd son père, Jean qui est assassiné dans la bataille d’Azincourt. Elle se mariera quatre fois :Elle se marie premièrement avec Jean de Loches qui meurt en 1416. Ensuite, elle épouse en secondes noces Hugues de Chalons, comte de Tonnerre et de Cruzy qui meurt à la bataille de Verneuil en 1424. Puis, elle épouse Pierre de Giac, favorite de Charles VII, ministre et surintendant des Finances. On pense que c’est à cette époque qu’elle devient la maîtresse du roi Charles VII. Son troisième mari est assassiné en 1426 à Issoudun, sous l’instigation du Connétable Arthur de Richmond. Veuve trois fois, le 2 Juillet 1427, Catherine épouse pour la quatrième et dernière fois, Georges de La Trémoille, autre favori de Charles VII, comte de Guines, de Boulogne et d’Auvergne et ministre et Lieutenant Général du Roi. De cette union, naissent trois enfants :
  • – Louis, devient baron de Craon et de l’Isle-Bouchard à la mort de son frère Georges et vicomte de Thouars. Il épouse Marguerite d’Amboise et est l’ancêtre de la famille des La Trémoille
  • – Georges, baron de Craon et de l’Isle-Bouchard, (+1481). Il épouse Marie de Montauban, ils n’auront pas d’enfants. 
  • – Louise, dame de Bonnières (+1474), elle épouse le 30 Juillet 1444 Bertrand VI de La Tour d’Auvergne, ils auront cinq enfants. Par ce mariage, elle devient l’ancêtre de Diane de Poitiers, célèbre favorite d’Henri II du côté de sa grand-mère paternelle et de Catherine de Médicis, épouse d’Henri II du côté de son grand-père maternel.

En 1461, après la mort de Charles VII, le fils de celui-ci, le nouveau roi Louis XI chasse Antoinette de Maignelais de la cour. Mais à la demande de celui-ci, elle devient la favorite du duc de Bretagne, François II (père de la future Anne de Bretagne). Antoinette de Maignelais, installée à la cour du duc de Bretagne, reste cependant dévouée à Louis XI. Elle entretient une correspondance avec lui pour l’informer des intentions de François II, à l’insu de ce dernier. Celui-ci la comble de cadeaux, présents, terres et châteaux et l’installe à Nantes où son épouse, doit cohabiter avec la maîtresse de son époux. Antoinette bénéficia de nombreuses libéralités. On lui prêta une influence politique considérable, et il est sûr qu’elle s’engagea personnellement aux côtés du duc de Bretagne dans les guerres qui l’opposèrent au roi de France.

De cette liaison, naissent cinq enfants

  • François d’Avaugour (1462-1493), comte de Vertus, de Goëllo, Baron d’Avaugour et seigneur de Clisson.
  • Antoine (1463-1481)
  • François (1465-1465)
  • François (1466-1466)
  • Françoise (1470-1500)


En 1462 (1460), elle achète les châtellenies de Cholet et du Loroux-Bottereau avec l’argent que lui prête le duc de Bretagne. En contrepartie, Antoinette de Maignelais en fait donation à François, le fils qu’elle a avec le duc de Bretagne. Arthur de Villequier, l’aîné de ses enfants, conteste l’acte du 22 mai 1463. Il réclame la châtellenie de Cholet à son demi-frère François d’Avaugour, fils du duc de Bretagne. Louis XI règle le litige. Il confisque la terre de Cholet, qu’il donne à Tanneguy du Chastel[8], l’ennemi d’Antoinette de Maignelais.

Le 25 septembre 1469, la duchesse Marguerite de Bretagne meurt sans laisser de descendance au duché de Bretagne. En 1483, Antoinette donne naissance à une fille nommée Françoise qui sera élevée avec Anne de Bretagne. Mais le duché ne pouvait rester sans héritier. François II épouse Marguerite de Foix, fille du comte Gaston de Foix, le 26 juin 1471.

Antoinette de Maignelais meurt le 5 novembre 1475. Elle est inhumée dans la chapelle des Cordeliers de Cholet, cette chapelle est incendiée pendant les guerres de religion, en 1563. La pierre tombale est découverte en 1882 lors de travaux comporte l’inscription suivante :

« Ci-Git noble et puissante Damoiselle Antoinette de Maignelais, en son vivant, Dame de Villequier et de Maignelais, Vicomtesse de la Guerche en Touraine et de St Sauveur le Vicomte, Dame de Monttrésor et de Menetou-Salon, des Iles de Marennes, d’Oléron et de cette ville de Cholet, qui trépassa le Vejour de novembre de l’an MCCCCLXX Dieu […] amen »

 

Diane de Poitiers

 

Née le 3 septembre 1499 à Saint-Vallier ou à Étoile-sur-Rhône (26), Diane est la fille aînée du comte Jean de Saint-Vallier, seigneur de Poitiers et de Jeanne de Batarnay. Le nom Poitiers vient d’une terre appartenant à son père, dans la Drôme, Sud de la France dans la Drôme. il désigne un ancien marquisat de Provence, Peytieu , Poitiers en langue d’oïl.

Elle a deux sœurs Anne de Poitiers (1495-1546) qui épousera en 1516 Antoine II de Clermont et Françoise de Poitiers (1512) mariée le 13 avril 1532 avec Antoine III de Clermont-Tonnerre

Diane grandit auprès d’Anne de France (dite Anne de Beaujeu) princesse et régente de France. Fille d’honneur d’Anne de Beaujeu (1514), de la reine de France Claude, l’épouse du roi François Ier. puis dame d’honneur de Claude d’Orléans (1524), de Louise de Savoie (1524-1531), d’ Eléonore d’Autriche (1532-1543), puis de Catherine de Médicis jusqu’en 1559.

Elle est mariée à 16 ans, le 29 mars (ou 16 avril) 1515, au grand sénéchal de Normandie Louis de Brézé, Comte de Maulévrier de 40 ans plus âgé qu’elle, « il est vilain et bossu… mais de sang royal. » Ils auront deux enfants, Françoise de Brézé (1515-1574) mariée le 19 (ou 15) janvier 1539 avec Robert IV de la Mark, duc de Bouillon et Louise de Brézé mariée le 1er août 1547 avec Claude (m) de Lorraine, duc d’Aumale.

C’est sous le nom de Diane de Brézé qu’elle est dès lors connue de ses contemporains.

En 1524, Jean de Poitiers, son père, est accusé de complicité dans la trahison du connétable de Bourbon, gendre d’Anne de Beaujeu. Devenu le bouc émissaire dans l’affaire de la conspiration du connétable de Bourbon , dépouillé de ses biens et condamné à mort, c’est in extremis, sur l’échafaud, qu’il apprend sa grâce, accordée par le roi en reconnaissance des bons et loyaux services de Louis de Brézé, qui l’avait d’ailleurs alerté sur le complot. Jean de Poitiers finit ses jours enfermé confortablement à la forteresse de Loches. Diane échappe aux conséquences de cet impair paternel.

En 1515, Anne de Beaujeu marie Diane, qui a alors 15 ans, à Louis de Brézé, petit-fils de Charles VII et d’Agnès Sorel, de presque 40 ans son aîné. Ils auront deux filles ensemble.

Diane de Poitiers devient dame d’honneur de la reine Claude, de la mère du roi, Louise de Savoie, puis de la reine Eléonore. En 1525, le roi François Ier est fait prisonnier à la bataille de Pavie ; en échange de sa libération, les dauphins de France François et Henri (futur Henri II) sont remis en otage à Charles Quint. Ils passeront presque quatre ans en détention. La reine Claude de France décède en 1524, c’est Diane, alors âgée de 31 ans, qui donne à Henri, âgé de 11 ans, un baiser d’adieu lors de son départ pour l’Espagne et qui accompagne en 1526 le petit Henri en Espagne pour qu’il serve, avec son frère aîné le dauphin François, d’otage à Charles Quint.

Et c’est à Diane que reviendra l’éducation de cour du prince à son retour en France. Elle s’occupe avec tendresse des fils du roi François 1er. Il trouve du réconfort auprès de cette femme supérieure et de vingt-et-un ans plus âgée que lui.




Louis de Brézé meurt le 23 juillet 1531 et Diane de Poitiers adopte des habits à la couleur des veuves, noir et  blanc bordé d’or et ne les quittera plus. Elle entreprend alors de défendre ses intérêts et de faire prospérer sa fortune, s’entourant d’hommes de loi et faisant preuve d’un grand sens financier. Habile négociatrice, elle obtient de se faire verser les gages que son mari recevait en tant que gouverneur de Normandie et grand-sénéchal et prend elle-même le titre de « sénéchale de Normandie ». Elle se montrera une femme d’affaires redoutable. Elle administre les biens de ses filles et en perçoit les revenus. Veuve à 32 ans, c’est une femme d’une grande culture et à la beauté épanouie.

En mars 1531, Diane est présente à l’entrée à Paris de la nouvelle reine de France, Éléonore d’Autriche.

En 1533, Henri II épouse Catherine de Médicis, choix appuyé par Diane. C’est en 1538 qu’elle devient la maîtresse du dauphin. Intelligente, cultivée et influente, elle exerce sur lui une grande ascendance. A l’époque, leur relation est bien connue.

Vers l’année 1538, Diane et Henri vivent ouvertement leur amour à la cour de France. Diane a près de 40 ans et Henri, qui n’a toujours pas de descendance légitime, en a vingt. Les hommes ne semblent pas faire beaucoup d’attention alors que certaines femmes, notamment Anne de Pisseleu duchesse d’Étampes et maîtresse de François Ier, seraient à l’origine d’une campagne de dénigrement à l’encontre de Diane.

A la mort du roi François Ier, Diane est faite en 1548 duchesse de Valentinois puis duchesse d’Étampes en 1553. Le roi Henri II la couvre d’honneurs et de richesses. Henri a même récupéré les diamants de la duchesse d’Étampe, la maîtresse de François Ier, pour les lui offrir.

Après la mort de François 1er, le 31 mars 1547, Diane prend sa revanche sur la dernière maîtresse du défunt roi, Anne de Pisseleu, duchesse d’Étampes. Elle se souvient opportunément d’une rumeur répandue à la cour deux ans plus tôt par le Dauphin selon laquelle le beau-frère de la duchesse, un jeune écervelé du nom de Guy Chabot, par ailleurs baron de Jarnac, aurait été l’amant d’Éléonore d’Autriche, deuxième épouse de François Ier. La rumeur était arrivée aux oreilles de François de Vivonne, seigneur de La Châtaigneraie, indigné, avait publiquement accablé Jarnac de ses insultes mais ce dernier n’avait pas osé relever l’affront et l’affaire en était restée là. À l’avènement d’Henri II, Diane rappelle l’incident et convainc son royal amant d’autoriser un duel judiciaire entre les deux rivaux ; la mort devant désigner le coupable devant Dieu et les hommes. À titre exceptionnel, le roi autorise donc le duel judiciaire,pratique médiévale que Saint Louis avait interdite au XIIIe siècle. N’ayant rien à perdre, le sieur de Jarnac se fait enseigner quelques bottes secrètes par un vieux maître italien. Arrive le jour du duel. Sur la terrasse du château de Saint-Germain-en-Laye où s’est réunie la cour, Vivonne se présente en grande pompe, accompagné de 300 gentilshommes. Sûr de sa victoire, il a préparé un grand festin. Après quelques passes d’armes « à toute outrance », Jarnac se découvre et frappe son adversaire au jarret. Le roi consent à rendre son honneur au vainqueur et accorde la vie sauve à La Châtaigneraie, qui n’en meurt pas moins pendant la nuit.

Elle sera présente à Reims, en 1547, quand Henri II s’y fera couronner. Follement aimée du nouveau roi qui lui offrira les plus beaux joyaux de la couronne. Elle se débarrasse d’Anne de Pisseleu. Fervente catholique, elle influencerait le roi à persécuter les huguenots et se lie à la famille de Guise. Diane de Poitiers jouera dès lors un rôle politique non négligeable, notamment dans son refus du calvinisme.

Le souverain la fait duchesse de Valentinois et lui offre le château de Chenonceau, sur le Cher, bien que ce domaine fût un bien inaliénable de la couronne.

Et jusqu’à la mort du roi, Diane conserve cette influence sur lui.

La mort accidentelle d’Henri II dans un tournoi, en 1559, mit fin au « règne » de cette « déesse de la Renaissance » qui régla même les obsèques du monarque. La mort accidentelle du roi l’exilera de la cour mais ne consacrera nullement sa disgrâce.

Jusque-là dédaignée comme reine et comme épouse, Catherine de Médicis allait dès lors prendre sa revanche, la nouvelle maîtresse du royaume ayant non seulement récupéré les bijoux de Diane, mais aussi son château de Chenonceau, ainsi, l’échange fameux entre Chenonceau et Chaumont, exigé par la reine Catherine de Médicis, n’est pas une mauvaise opération au plan financier.

L’ancienne favorite n’en profita guère, Diane de Poitiers, duchesse de Valentinois, Baronne d’Arcy sur Aube, de Garenne, dame des terres de Bosc-Edeline et de Rouvray-en-Bray, meurt le 22 avril 1566 au château d’Anet.

Brantôme, qui la qualifia de «Belle des Belles», lui avait rendu une dernière visite, alors qu’elle avait soixante-six ans : « Je vis cette dame six mois avant qu’elle mourût, si belle encore, que je ne sache cœur de rocher qui ne s’en fût ému. »

Diane n’en avait pas fini avec les ennuis, à la Révolution, son tombeau fut profané dans l’Église d’Anet. Cinq semaines après le décès de son dernier propriétaire, le duc de Penthièvre, le château d’Anet fut mis sous séquestre (1793). L’année suivante, la société populaire prit possession de la chapelle sépulcrale pour y tenir ses séances, abriter les audiences du tribunal de paix et loger la garde nationale.

En 2008, on retrouve son squelette et on découvre que les os ont une concentration en or beaucoup plus élevée que la normale. Ils l’expliquent par le fait que Diane, obsédée par le désir de l’éternelle jeunesse aurait bu chaque jour comme élixir de longue vie une solution « d’or potable» qui lui aurait donné son teint extrêmement pâle. Une pratique très courante à l’époque, il règne alors la théorie des signatures : pour avoir le teint clair, lumineux et inaltérable, on doit ingurgiter de l’or. On considère que l’inaltérabilité de l’or va passer du métal au patient. Mais Diane s’empoisonne à petit feu, car malgré son aspect fascinant, l’or est très toxique pour le corps humain. Une fois ingurgité, il se dépose un tout petit peu dans les os, mais surtout dans les reins, le foie, la moelle osseuse et dans les nerfs.

 

Félize Regnard

 

Felizé Regnard, Phelise Renard, Phelise Reynard ou Félise Regnard.

Dame de Beaumont en Trièves, Dame de La Mure Mathesine

Elle est née vers 1424 à Die (26), décédée en 1474 (ou le 12 janvier 1475) – La Riche, (37) à l’âge d’environ 50 ans, fille de Aymard Regnard, seigneur de St. Didier (26) bourgeois de Grenoble, noble, conseiller et maître d’hôtel du Dauphin, courrier de l’évêque de Valence et de Die et de Béatrix d’Urre

Elle épouse le 2 novembre 1447 avec Jean PIC, écuyer, veuve en 1452

Maîtresse en 1445 (ou mars 1451) de Louis XI de France Valois, roi de France. Dans l’intervalle de ses deux mariages Louis connut durant son séjour en Dauphiné (1446 1456) deux maîtresses qui paraissent avoir captivé son attention : Marguerite de Saussenage femme d’Amblard de Beaumont et Phelise Regnard. De Phelise Regnard, il eut deux filles :

  • Guyette de France Valois
  • Jeanne de Valois, Dame de Mirabeau et d’Usson en Auvergne 1447-1519, Mariée en février 1466, Paris, avec Louis de Bourbon, comte de Roussillon et de Ligny. Jeanne de Valois (1447-1519), « L’amirale de Bourbon, dame de Mirebeau,comtesse de Roussillon et de Ligny en Barrois, dame de Valognes et d’Usson.» qui sera légitimée par Louis XI après avoir été mariée par lui à Louis légitimé de Bourbon, comte de Roussillon, créé amiral de France en 1466. La lettre de légitimation de Jeanne porte la date du 25 février 1465, ancien style (c’est-à-dire 1466 nouveau style) et le nom de la mère,(Phelise Regnard). Le texte est rédigé en latin comme suit :
    « Johanna, filia naturalis Domini Regis per eum et Phelisiam Regnard, domicellam, nunc viduam, genita, uxor Ludovici de Borbonio Comitis Rossilionis, legitimata per litteras datas Aurelianis 25 feb. 1465. Sinè financiâ. »






Louis XI prétendit être le père d’une autre fille, une certaine Marie de Valois (1449-1469) qui selon les sources serait la fille de Marguerite de Sassenage ou de Phélisé Regnard. Louis XI aurait eu trois autres enfants de différentes maîtresses .

Remariée avec Charles de Seillons, secrétaire de Louis XI

Mariée avec Grace d’Archelles ? Écuyer de l’écurie du roi

Phélise fut dépouillée de la Chatellenie de Beaumont en Trièves en 1456 (qu’elle avait obtenue en 1452 ) quand Charles VII mit la main sur le Dauphiné. Elle retrouva sa châtellenie en 1461 à l’avènement de Louis XI et la conserva jusqu’à sa mort. Elle fut aussi dotée par Louis en 1461 de la Châtellenie de La Mure Mathesine qu’elle conservait encore en 1463.

Voir aussi : https://aouste-a-coeur.fr/felize-regnard/

 

Marguerite de Sassenage

 

Marguerite de Sassenage, Dame de Beaumont est née en 1424 et décédée en 1471, la fille de Henri Le Roux, baron de Sassenage et d’Antoinette de Saluces.

Elle est mariée le 15 janvier 1438 avec Amblard IV de Beaumont, Seigneur de Beaumont (en Dauphiné). Veuve en 1470 d’Amblard de Beaumont, Marguerite de Sassenage est ( entre 1446 et 1451 ) la maîtresse du dauphin, le futur Louis XI à qui elle donne trois filles qui seront toutes légitimées :

  • Guyette de Valois (qui n’est pas la même que celle issue des amours de Louis XI et de Phélizé Regnard ). Celle-ci meurt après le 11 mars 1502. Elle sera légitimée.
  • Marie de Valois (1450 – v. 1470) légitimée en 1467, elle épouse la même année Aymar de Poitiers, sire de Saint-Vallier. De cette union naquit un fils, Jean, Baron de Sérignan, et peut-être une fille, Isabeau
  • Isabeau (?), qui épouse Louis de Saint-Priest.




Sources diverses




 

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