Sommaire
Toggle
Des signes usités dans les abbayes

Le silence est une pratique spirituelle préconisée par la quasi-totalité des traditions religieuses pour faciliter une approche de la divinité ou pour atteindre des niveaux élevés de pureté spirituelle. Au sein du christianisme, la pratique du silence est courante au sein des communautés monastiques depuis des siècles.
Dans la tradition catholique, les rédacteurs des règles monastiques voient dans le silence le seul moyen efficace de s’affranchir des péchés de la langue. Pour les Bénédictins, le silence joue un rôle majeur, il permet de purifier l’esprit de toute distraction, et d’écouter Dieu plus attentivement. Pour les Cisterciens, actifs promoteurs de la tradition de méditation contemplative, le silence permet une élévation spirituelle. Les Trappistes ont repris la règle cistercienne.
Les premières communautés monastiques se servaient d’un langage gestuel simple pour la communication reliée au travail. Aujourd’hui, les conversations entre les moines se limitent aux communications nécessaires à la vie communautaire et aux échanges essentiels sur des questions de foi ou de vie personnelle.
On sait que la parole était interdite dans la plupart des anciens monastères ; mais on avait été obligé d’y adopter certains signes pour correspondre, dans les relations indispensables de la vie intime, et pour exécuter avec ordre et ensemble certains exercices. Ces signes n’avalent rien d’arbitraire ; ils étaient les mêmes partout, et se trouvaient écrits à la suite des règles du monastère.
En voici un extrait:
Des signes qui regardent principalement l’office divin.
1. Pour demander un livre en général, étendez la main gauche, et agitez dessus deux doigts de la main droite comme pour feuilleter.
2. Pour demander le Missel, après le signe mentionné ci-dessus, faites de plus le signe de la croix.
3. Pour le texte de l’Évangile, après le signe général d’un livre, faites le signe de la croix sur le front.
4. Pour le texte de l’Epitre, outre le signe général, faites encore le signe de la croix sur votre poitrine.
5. Pour l’Alléluia, levez la main, et après avoir replié l’extrémité des doigts agitez-les comme pour voler, en souvenir des anges, parce que l’Alléluia est le chant des anges.
6. Pour la règle, après avoir fait le signe général pour demander un livre, saisissez avec deux doigts un cheveu pendant au-dessus de l’oreille.
Des signes qui regardent la nourriture, le coucher, la toilette, les supérieurs, etc.
7. Pour le signe du pain, faites un rond avec le pouce et les deux doigts voisins, ce qui imite la forme du pain.
8. Pour le pain que l’on appelle communément tourte, faites de plus une croix sur le milieu de la paume de la main ; car ordinairement on partage ainsi le pain.
9. Pour un demi-pain, repliez le pouce d’une main avec le doigt voisin, et faites comme un demi-cercle,
10. Pour les fèves, appliquez sur la première jointure du pouce l’extrémité du doigt voisin, et faites ainsi dominer le pouce.
11. Pour le millet, faites un rond avec le doigt, parce qu’on le remue ainsi avec la cuiller lorsqu’il est dans le pot.
12. Pour le potage fait avec des légumes, mettez un doigt sur l’autre, et tirez celui qui est dessus, comme pour couper les herbes qu’on veut cuire.
13. Pour les poissons en général, imitez avec la main le mouvement d’une queue de poisson dans l’eau.
14. Pour l’anguille, serrez les deux mains comme pour retenir une anguille qui s’échappe.
15. Pour la lamproie, représentez avec le doigt sur la mâchoire les points que la lamproie a sur les yeux.
16, Pour le saumon, outre le signe général ( v. n° 13 ), faites encore un cercle avec le pouce et l’index, et portez-les autour de votre œil gauche, ce qui imite le grand œil du saumon.
17. Pour le brochet, aplanissez avec la main la superficie du nez; ce poisson a en effet un long groin.
18. Pour la truite, faites glisser le doigt d’un sourcil à l’autre.
19. Pour le fromage, joignez en les croisant les deux mains comme pour presser un fromage.
20. Pour les gâteaux, après avoir employé les signes du pain et du fromage (n° 7,19), courbez tous les doigts d’une main, et posez cette main ainsi concave sur la surface de l’autre, ce qui imite la forme élevée des gâteaux.
21. Pour le lait, mettez votre petit doigt entre vos lèvres, comme pour désigner l’entant qui tète.
22. Pour le miel, faites sortir un peu de langue, et portez-y le doigt comme si vous vouliez le lécher.
23. Pour le vin, courbez le doigt, ce qui imite la forme d’une coupe, et portez-le aux lèvres.
24. Pour, l’eau, joignez tous les doigts, et mouvez-les de côté et d’autre,
25. Pour le vinaigre, frottez le gosier avec le doigt, parce que c’est dans le gosier que le goût se manifeste.
26. Pour les fruits, surtout pour la poire et la pomme, renfermez le pouce avec les autres doigts que vous pliez.
27. Pour les cerises, portez de plus le doigt sous un œil, ce qui imite une cerise pendant à l’arbre par la queue.
28. Pour le porreau cru, étendez le pouce et le doigt voisin joints ensemble.
29. Pour l’ail ou le raifort, étendez la main contre votre bouche tant soit peu ouverte, comme l’on fait souvent à côté de ceux qui mangent de ces légumes, à cause de l’odeur qui s’en émane.
30. Pour la moutarde, posez le pouce sur la jointure antérieur du petit doigt, car la graine de moutarde est extrêmement petite.
31. Pour une tasse, étendez trois doigts quelque peu, et tenez-les en haut un peu courbés.
32. Pour une écuelle, faites le même signe avec toute la main.
33. Pour désigner chape, prenez le bout de ce vêtement avec trois doigts, c’est-à-dire avec le petit doigt et les deux suivants. .
34. Pour la couverture, étendez tous les doigts d’une main, et, dans cette position, portez-les sur votre poitrine comme pour presser la laine; de plus, retirez par en bas la main sur le bras comme pour s’en couvrir au lit.
35. Pour l’oreiller, levez la main, courbez l’extrémité des doigts, agitez-les comme pour voler ( signe de volatile pour indiquer la plume), placez-les ensuite auprès de la mâchoire comme fait quelqu’un qui dort,
36. Pour le cordon, passez un doigt autour de l’autre, et portez de côté et d’autre les doigts de l’une et de l’autre main, comme pour se le mettre.
37. Pour désigner un métal quelconque, frappez un poing avec l’autre.
38. Pour le couteau, tirez la main par le milieu de la paume.
39. Pour l’étui du couteau, passez l’extrémité d’une main dans l’autre main, comme pour mettre un couteau dans son étui.
40. Pour le stylet, ayant employé le signe du métal, le pouce étendu, imitez le mouvement de quelqu’un qui écrit.
41 Pour les tablettes, croisez les deux mains, et ouvrez-les ensuite comme pour ouvrir des tablettes.
42. Pour désigner le peigne, passez trois doigts par les cheveux comme pour vous peigner.
43. Pour désigner un ange, faites le même signe que pour l’Alléluia (v. n° 5)
44. Pour une vierge sainte, faites glisser une main d’un sourcil à l’autre.
45. Pour un abbé, prenez avec deux doigts un des cheveux.
46. Pour un moine, saisissez les cheveux avec la main.
47. Pour le prieur, feignez avec le pouce et l’index de sonner une petite cloche (scilla)
48. Pour le gardien d’église (le sacristain), faites comme si vous agitiez une cloche.
49. Pour le maître des novices, passez la main gauche sur les cheveux en glissant sur le front, ce qui indique un novice, et posez sous les yeux le doigt voisin du pouce, ce qui signifie la vue, l’inspection, le maître.
50. Pour le cellérier ou économe, feignez d’avoir une clef dans la main et de la tourner comme si elle était dans la serrure
51. Pour le jardinier, courbez le doigt comme pour gratter la terre.
52. Pour l’aumônier, tirez la main de l’épaule gauche au coté droit, car c’est ainsi que les pauvres dont il a soin portent ordinairement leur besace.
53. Pour l’infirmier, posez la main contre la poitrine, puis ajoutez le signe de la vue (v. n° 49)
54. Pour un vieillard, passez dans les cheveux la main droite en frottant l’oreille.
55. Pour un enfant, approchez le petit doigt des lèvres.
56. Pour un compatriote ou un parent, tenez la main contre la figure, et mettez le doigt du milieu sur le nez à cause du sang qui coule par la.
57. Pour le signe de parler, tenez la main contre la bouche , et remuez-la ainsi.
58. Pour le signe de silence, posez un doigt contre la bouche fermée.
59. Pour celui d’écouter, tenez un doigt contre l’oreille.
60. Pour dire qu’on ignore, essuyez les lèvres avec le doigt.
61. Pour consentir, levez un peu la main, et mouvez-la de telle sorte que la surface extérieure soit en haut.
62. Pour le signe du bien, posez le pouce sur une mâchoire et les autres doigts sur l’autre, et faites les venir avec grâce sur le menton.
63. Pour refuser, mettez sous le pouce l’extrémité du doigt du milieu, et faites le rebondir.
64. Pour voir, posez sous les veux le doigt voisin du pouce.
65. Pour le signe du mal, posez çà et là les doigts sur votre visage, et imitez un oiseau qui attire quelque chose avec son ongle en le déchirant.
Autres signes
Les signes dactylologiques, loin d’être les mêmes dans tous les couvents, étaient séparés par des différences assez profondes. D’autres signes servaient autrefois à communiquer comme celui de l’abbaye de Cîteaux, ci-dessous :
Abbé. Poser sur le front l’index et le doigt du milieu. Abbé est représenté par le signe dont se servaient les moines de l’ordre de Cîteaux pour rendre l’idée de cheval.
Aller. Diriger vers la terre l’index et le doigt du milieu, et les mouvoir en sens inverse, à l’imitation des jambes dans la marche.
Ami. Poser l’index et le doigt du milieu sur la narine droite. Le nez représente la source du sang, et la narine droite montre que le mot sang est pris ici dans une acception favorable. L’ensemble du signe correspond à l’idée de consanguinité. On emploie à peu près le même geste pour l’idée de compatriote ou de parent.
Âne. Toucher la bouche avec le pouce et agiter les autres doigts en les abaissant, pour indiquer le cri de l’animal et le sol où il marche.
Année. Faire remonter l’index le long du bras jusqu’à l’épaule. L’année est une division du temps comme le bras une partie du corps.
Assez. Lever le pouce.
Avare. Faire le geste de scepercer le nez avec l’index. On appelle vulgairement cancre un avare, et chancre une espèce d’ulcère qui s’attache souvent au nez. C’est probablement à ces deux mots, dont la racine est la même, que le signe décrit ci-dessus fait allusion.
Aveugle. Faire le geste de s’arracher l’œil avec l’index recourbé.
Baigner. Se frotter la poitrine avec le creux de la main.
Bélier. Courber l’index comme une corne au-dessus de l’oreille.
Beurre. Se frotter l’intérieur de la main avec l’index et le doigt du milieu.
Blancheur. Toucher la mâchoire avec l’index, et le nez avec le doigt du milieu, par allusion à la blancheur des dents.
Boire. Appliquer transversalement l’index sur le menton.
Bon. Agiter le pouce et le doigt du milieu devant le menton ; geste en usage pour indiquer qu’une figure est agréable.
Borgne. Abaisser avec l’index la paupière inférieure, comme lorsqu’on veut faire enlever une paille de son œil.
Bouc. Faire pendre ses doigts de son menton en forme de barbe.
Boulangerie. Faire le signe de maison et celui de pain.
Ceinture. Faire le geste de se ceindre avec les deux mains.
Cellier. Faire le signe de maison, et agiter en même temps devant le visage l’index et le doigt du milieu. Ce dernier signe fait allusion à la porte.
Certifier. Tracer avec l’index un C dans sa main gauche.
Cervoise, espèce de bière. Agiter la main devant sa bouche et souffler dessus. Est-ce pour figurer la mousse?
Chandelle. Souffler sur son index levé. La dernière partie du signe représente la flamme.
Chanter. Agiter la main pour exprimer que la voix vole.
Chantre. Agiter la main devant la bouche en élevant le pouce. La dernière partie du signe correspond à l’idée de père, de chef.
Chapitre du monastère. Agiter les doigts dans la direction du conclave, salle où se réunit le chapitre.
Chauve. Lever la main et décrire un cercle.
Cheval. Se prendre une mèche de cheveux avec le doigt du milieu et l’index, par allusion aux rênes ou à la crinière du cheval.
Chevaucher. Soulever à plusieurs reprises une mèche de ses cheveux.
Chien. Se frapper l’oreille avec l’index, pour signifier sans doute le bruit de l’aboiement du chien.
Clerc. Poser l’index autour de l’oreille. Est-ce pour désigner la plume, symbole de la science?
Colère. Faire le geste de s’arracher le cœur avec les deux mains.
Communier. Joindre les index et les pouces en forme de cercle, par allusion à l’hostie, et faire ensuite un signe de croix.
Compter. Faire le geste de compter le bout de ses doigts.
Convers, religieux qui était employé aux œuvres serviles du monastère. Cacher sa barbe dans sa main. Les convers n’avaient pas le privilège de la barbe.
Croire. Décrire un. cercle avec l’index devant la poitrine, par allusion à la forme de l’hostie, symbole de la foi.
Croisuel, Croisieu, Crusset. Lampe de veille, ainsi nommée parce qu’elle était faite en forme de croix. Courber l’index, pour figurer sans doute l’anse de la lampe, ou la cavité qui renferme l’huile.
Cuisine. Faire le signe de maison et de feu.
Custode. Lever le pouce comme pour frapper à une porte. Le custode était le père gardien; on lui remettait toutes les clefs. Ses fonctions étaient au-dessus de celles de sacristain.
Diable. Poser les ongles de tous les doigts sur le menton. Est-ce pour figurer les griffes du démon?
Donner. Fermer la main et l’ouvrir.
Douleur. Se frapper la poitrine avec les doigts réunis.
Doux. Frotter avec l’index la lèvre inférieure.
Eau. Élever les doigts joints ensemble.
Écouter. Poser l’index contre l’oreille, puis l’en écarter, comme pour indiquer que la route est libre. Le précédent vocabulaire omet la dernière partie du signe. .
Écurie, Faire le signe de maison et celui de cheval. Voy. Maison et Cheval.
Église. Unir les doigts en faisceau, et faire ensuite un signe de croix.
Encensoir. Élargir ses narines avec le pouce et l’index, puis faire le signe de la poire. Voy. ce dernier mot.
Enjoindre, Ordonner. Tracer sur son œil une croix avec le pouce, pour figurer le droit d’inspection du maître qui ordonne.
Ennemi. Poser l’index et le doigt du milieu sur la narine gauche; geste contraire à celui qui rend l’idée d’ami. Le côté gauche fut longtemps regardé comme de mauvais augure.
Éveiller. Agiter avec la main la partie des vêtements qui couvre la poitrine.
Évêque. Tracer la lettre grecque β devant sa poitrine. Est-ce parce qu’elle est la seconde dans l’alphabet, comme les évêques occupent le second rang dans la hiérarchie cléricale?
Faire. Fermer la main et déployer l’index.
Fait. Élever la main en séparant les doigts et en les agitant un peu, pour indiquer qu’ils n’ont plus rien à faire, qu’ils sont libres.
Femme. Mouvoir transversalement l’index sur le front. Est-ce pour figurer la mobilité de l’esprit féminin, ou simplement le mode de la coiffure?
Feu. Souffler sur son index levé. Voy. Chandelle.
Frère. Unir les deux index.
Froment. Frotter ses poings l’un contre l’autre, pour imiter l’action de moudre le blé.
Gras. S’élargir la bouche avec l’index et le pouce.
Grenier, Grange. Faire le signe de froment et celui de maison.
Hôte. Décrire avec la main une ligne oblique devant sa poitrine.
Huile. Se frotter le dessus de la main avec l’index et le doigt du milieu.
Infirmerie. Faire le signe dé maison et celui de malade.
Ivre. Faire le geste de se percer le front avec l’index, pour figurer l’idée de cerveau fêlé.
Joie. Étendre la main et tracer un cercle devant sa poitrine.
Jour. Faire un cercle devant son œil avec l’index et le pouce.
Lait. Faire l’action de traire le petit doigt avec le pouce et l’index.
Lampe. Voy. Croisuel
Légume. Ratisser avec l’un des index le côté de l’autre.
Lire. Tracer avec l’index une ligne transversale devant sa poitrine.
Livre. Étendre la main et la mouvoir comme un feuillet.
Long. Faire monter le côté extérieur du pouce le long du corps, pour indiquer le sens de la longueur.
Maigre. Se presser les deux joues avec le pouce et l’index.
Maison. Unir en faisceau les doigts des deux mains.
Maître, Professeur. Se presser le nez avec l’index et le doigt du milieu, par allusion aux lunettes.
Malade. Porter la main à son cœur.
Méchant. Poser transversalement l’index sous le nez.
Médecin. Faire le signe de médecine et celui de maître.
Médecine. Frotter le dessus de l’index avec le doigt du milieu de la même main.
Mère. Faire le signe de père et celui de femme.
Mort. Poser transversalement l’index sur le gosier, pour figurer le glaive qui tranche la tète.
Mou. Toucher sa bouche avec l’extrémité de l’index.
Noir. Toucher les caroncules lacrymales avec l’index et le doigt du milieu.
Noix. Se mordre le dessus de l’index.
Novice. Mouvoir en même temps devant son visage l’index et le doigt du milieu.
Oiseau. Toucher la bouche avec le pouce et agiter les autres doigts en les élevant, pour indiquer le chant, et les ailes.
Ordonner. Voy. Enjoindre. .
Ordre. Faire glisser tour à tour sur le côté intérieur du pouce l’extrémité de chaque doigt.
Œuf. Se frotter avec l’un des index le côté de l’autre. Est-ce pour représenter l’action de battre des œufs?
Pape. Élever pyramidalement sa main sur son front.
Parler. Élever devant sa bouche l’index et le doigt du milieu.
Partager. Faire le geste de se couper une main avec l’autre, depuis le bout des doigts jusqu’au poignet.
Paysan. S’essuyer de bas en haut la bouche avec tous les doigts.
Père. Joindre les deux pouces.
Peu. Lever le petit doigt.
Pleurer. Frotter avec l’index le dessous de l’œil.
Poire. Joindre les doigts et les faire pendre vers la terre.
Porte. Lever la main, en courbant les doigts et en les remuant.
Porter. Poser la main sur son épaule.
Portier. Faire le signe de maître et celui de porte.
Prévôt. Dignité qui, selon les uns, correspondait à celle de prieur, et, selon d’autres, y était inférieure. On nommait encore prévôt, un collecteur laïque des revenus de quelque domaine ecclésiastique. — Poser l’index sur le front.
Prieur. Tendre le pouce sous l’index et le lever ensuite.
Raser. Faire le geste de se couper la barbe avec l’index.
Recevoir. Ouvrir la main et la fermer.
Réfectoire. Faire le geste de manger et y ajouter le signe de maison.
Règle. Faire le signe d’ordre et celui de livre.
Rire. Se fermer la bouche avec l’index et le doigt du milieu.
Roi. Poser tous les doigts sur le front, en guise de diadème.
Saint. Tracer une croix avec trois doigts. Les doigts spécialement consacrés au signe de croix sont l’index, le médium et l’annulaire.
Sang. Soulever les narines avec le pouce et l’index, par allusion à l’hémorragie nasale.
Sceller. Entourer une de ses mains avec l’autre.
Sel. Appuyer les doigts contre le pouce, puis les écarter, comme lorsqu’on jette du sel sur un mets.
Sentir. Soulever les narines avec le pouce et l’index, et aspirer.
Serf. S’essuyer la bouche avec les ongles de l’index et du médium.
Sermon. Faire avec le pouce un signe de croix devant sa bouche, comme pour sanctifier ses paroles.
Sœur. Faire le signe de frère et celui de femme.
Sot. Faire descendre son index le long de son nez, par allusion au dicton proverbial : » Il n’y voit pas plus loin que son nez. »